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Une princesse anticonformiste
?Chacun construit sa propre existence avec tout ce qui lui est donné et se débrouille pour faire ce qu?il peut. Je ne regarde pas en arrière. Et je n?ai pas de regrets?. Ces phrases de la princesse Stéphanie en disent long sur son caractère affirmé et ses convictions profondes que nul ne peut lui dicter sa ligne de conduite.
Il en a toujours été ainsi. Stéphanie Marie Elisabeth Grimaldi, seconde fille du prince Rainier III de Monaco et de la princesse Grâce de Monaco, est née le 1er février 1965. Petite, on dit d?elle qu?elle a ?du caractère? et son entourage proche la qualifie de ?vraie Kelly?, du nom de jeune fille de sa mère.
Elle poursuit ses études secondaires au pensionnat des Dames de Saint-Maur à Monaco, puis au cours Dupanloup à Paris. Au cours de ces années-là, elle apprend le piano et la danse classique. Et pratique aussi la gymnastique, étant marraine des Grands Prix de Gymnastique de la Ville de Paris. Cette pratique, alliée à celle de la natation, du ski nautique et du ski alpin, lui sculptent un physique particulièrement athlétique.
?Je suis arrivée à un moment de ma vie où j?ai envie et besoin de me rendre disponible pour les autres. Je me sens concernée en tant que femme, citoyenne et maman.?
Princesse ou pas, la vie ne l?épargne pas. Le 13 septembre 1982, elle est en 4x4 avec sa mère, Grâce, qui est au volant, lorsque le véhicule rate un virage et plonge dans un ravin. Stéphanie est la seule survivante de l?accident. Si elle se remet lentement de ses blessures, elle porte pendant longtemps des meurtrissures à l?âme. Celles-ci sont accentuées par les allégations malveillantes de la presse à sensation qui avance que c?est elle qui conduisait...
Stéphanie de Monaco se met alors à s?intéresser aux choses de son temps et à entreprendre. Ainsi, elle suit un stage de stylisme chez le couturier Christian Dior à Paris. Ce qui lui permet, au milieu des années 80, de lancer sa propre marque de maillots et de tenues de plage, Pool Position. Et chose encore jamais vue dans une famille royale, elle n?hésite pas à les enfiler et à les présenter. Elle crée aussi un parfum et ouvre un café et un magasin de jeans à la rue Grimaldi qu?elle possède toujours aujourd?hui.
Il est clair, en la regardant, qu?elle est beaucoup plus à l?aise en jeans, en santiags et sur la selle d?une moto qu?à jouer les princesses et mener une vie de château. Elle décide de s?essayer à la chanson, acceptant d?interpréter un morceau refusé par la chanteuse Jeanne Mas et qui s?intitule Ouragan. Ce disque fait un malheur, restant en tête des hit-parades pendant plus de deux mois. Son deuxième album, Besoin dont est extrait le disque Flash, suit pratiquement la même trajectoire. Fleurs du mal toutefois connaît un succès d?estime alors que Live is Life est un bide.
Bien qu?on l?entende brièvement au début du disque In the Closet de Michaël Jackson et qu?elle propose un nouveau single intitulé Winds of chance, elle n?arrive pas à faire carrière dans la chanson.
Stéphanie de Monaco suit des cours d?art dramatique à Hollywood et côté c?ur, elle multiplie les conquêtes. Elle est souvent aperçue en compagnie de Paul Belmondo, fils de l?acteur Jean-Paul. On la voit ensuite au bras de l?acteur américain Rob Lowe et puis aux côtés de l?acteur Antony Delon, fils d?Alain.
Autre fait atypique, elle a eu deux enfants, Louis et Pauline, avec son ancien garde du corps, Daniel Ducruet, devenu négociant en poissonnerie, et ne l?épouse qu?en 1995. Le couple divorce un an plus tard après la publication dans la presse italienne et sur Internet, de photographies et de vidéos des frasques de Daniel Ducruet avec une strip-teaseuse belge.
Se souciant encore une fois peu des convenances, elle a une liaison avec un autre de ses anciens gardes du corps, Jean-Raymond Gottlieb. Et selon Wikipedia, celui-ci est sans doute le père de Camille, le troisième enfant de la princesse Stéphanie. En 2003, elle épouse Adans Lopez Peres, un acrobate portugais, qui sera comme un météorite dans son existence car ils divorcent un an plus tard.
Si Stéphanie de Monaco a eu une vie personnelle mouvementée, ses engagements envers les moins bien lotis de la société ont toujours été constants. Ainsi, elle préside notamment le Centre de la Jeunesse de Monaco et le Centre d?Activités Princesse Stéphanie. En 1997, elle ouvre le Foyer de Vie Princesse Stéphanie pour les jeunes adultes handicapés. Six ans plus tard, c?est l?association Femmes face au Sida, qui à l?issue d?une contraction avec l?association Monaco Sida, devient Fight Aids Monaco. Celle-ci prend corps en 2004 et sa mission est d?informer, prévenir et soutenir.
Bien que cette cause soit difficile, la princesse Stéphanie la prend à bras-le-corps car, dit-elle, ?je suis arrivée à un moment de ma vie où j?ai envie et besoin de me rendre disponible pour les autres. Je me sens concernée en tant que femme, citoyenne et maman. J?ai conscience de la chance que j?ai de vivre heureuse et mon action consiste à rendre ce que la vie m?a donné?.
Choquée par le fait que 40 % de la population européenne méconnaisse encore les modes de transmission du virus, elle se rend dans les collèges et lycées pour faire de la prévention et sensibiliser sur la maladie. Elle participe à l?enregistrement de l?album L?Or de nos vies du groupe Kyo en compagnie d?autres vedettes de la chanson française. Les bénéfices de ce disque sont versés à Fights Aids Monaco. L?objectif de la princesse Stéphanie est d?ouvrir un centre d?accueil pour que les malades du SIDA y rompent leur isolement. Car, précise-t-elle, ?qui mieux qu?un séropositif peut comprendre les préoccupations et les attentes d?un autre séropositif?. C?est toujours pour cette association que bien qu?ayant un bras plâtré, elle participe à l?émission Fort Boyard.
La princesse Stéphanie se dévoue tellement que l?ONUSIDA la nomme représentante spéciale pour une durée de deux ans. Pour elle, c?est un honneur et la reconnaissance de la sincérité de son engagement envers les séropositifs.
Bien qu?ayant grandi dans la foi catholique, elle n?hésite pas à s?en prendre au Vatican qui est toujours opposé à l?usage du préservatif. Elle qualifie cette attitude de ?honteuse? car il n?existe pas d?alternative au préservatif pour se protéger de VIH-SIDA. Elle pousse le raisonnement plus loin. ?L?Eglise catholique est aussi contre l?avortement alors que l?usage des préservatifs éviterait aussi des avortements?.
C?est pour ne plus entendre de jeunes malades du SIDA dire qu?ils ne mourront pas de cette maladie mais du regard des autres qu?elle se dévoue autant. C?est là tout le sens de son combat et de sa présence cet après-midi chez P.I.L.S.
Sources: Internet
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