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Des travaux qui dérangent?
?C?est toujours le même calvaire chaque matin. Tout le monde tousse sans arrêt pour cracher un liquide visqueux, noirâtre chaque matin.? Joséphine Rasoa, habitant de Petite-Rivière, n?en peut plus. Elle est incommodée depuis plus d?un mois par des travaux d?épierrage dans un champ de canne, juste à l?arrière de sa maison. Deux autres familles vivent dans la même cour qu?elle. Et elles aussi disent être affectées par la poussière
Dans un vaste champ de cannes, des bulldozers creusent des trous et quelques-uns réduisent des rochers en pierres. Un nuage de poussière s?élève alors que des camions transportent des cailloux hors du sentier.
C?est cette poussière que ces familles montrent du doigt. Elle est partout. Marie-François Monplé ne vit plus. ?Kouma nou met linz sek lor lakord, li kouver avek lapousier?, déclare-t-elle. Elle pénètre dans les maisons, s?incruste sur les meubles.
Joséphine Rasoa passe la main sur sa table et montre une épaisse couche de poussière. Elle en fait de même avec les verres sur un plateau. ?Vous pouvez vous rendre compte par vous-même. Je viens juste de nettoyer et voilà le résultat?, dit-elle.
Aucune mesure
Mais ce n?est pas leur souci majeur. Depuis quelque temps, certains enfants ont des irruptions cutanées. Les parents se demandent si cela n?a pas un lien avec ?la poussière qui bouche probablement leurs pores.? Andrew, 8 ans, le fils de Joséphine est un des enfants souffrant de rougeurs sur tout le corps. ?Il a la peau toujours irritée. Il va souffrir encore plus avec la chaleur?, dit sa mère. Les habitants ont peur d?attraper une maladie des bronches.
Un fonctionnaire, résidant un peu plus loin, affirme avoir contacté les autorités pour qu?elles interviennent mais il n?y a eu aucune suite. Il se demande pourquoi l?entrepreneur n?a pas cru bon de placer des écrans géotextiles le long du chantier. ?Je comprends qu?il faut creuser des trous pour enlever des rochers. Mais il faut un environment impact assessment report. Je me demande si cela est fait dans la légalité?, fait-il remarquer. Cet habitant explique que les enfants de l?école primaire, ainsi que ceux du collège de la région, sont incommodés aussi bien par la poussière que par le bruit.
Le président du village, Neel Gokulsing, dit être au courant du problème. Il a alerté la police de l?environnement mercredi car ce sont surtout les enfants prenant part aux examens du CPE qui sont incommodés en ce moment par le bruit. ?Les travaux pourraient être suspendus mais ils reprendront à la fin des examens. Toutefois l?entrepreneur n?a rien dit concernant la pollution de l?air?, dit-il.
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