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Le DPP invité à revoir sa position face à la maladie de Tirvengadum

25 octobre 2007, 00:00

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Comme lors de sa dernière comparution, le mardi 4 septembre 2007, sir Harry Tirvengadum arrive en cour intermédiaire couché sur une civière. Il est alors 10 h 45. L?homme dont le visage est partiellement caché par un béret, porte une barbe de plusieurs jours, a les traits tirés et semble dormir. Il n?ouvrira les yeux à aucun moment, même lorsque deux ambulanciers sortent la civière du véhicule et prennent la direction de la salle d?audience. Ni lorsque les magistrats, environ une heure plus tard, donnent leur ruling, invitant le Directeur des poursuites publiques (DPP) à reconsidérer le cas de l?ancien patron de la compagnie nationale d?aviation.

Le Full Bench de la cour intermédiaire, composé des magistrats Benjamin Marie Joseph, Nicolas Oshan-Bellepeau et Renuka Dabee, n?a toutefois pas accédé à la requête de Me Yousouf Mohamed, avocat de sir Harry, qui demandait à se retirer du procès. Dans sa motion, il demandait l?autorisation de la cour de ne plus défendre sir Harry, dans la mesure, disait-il, que ce dernier n?était pas en mesure de lui donner des directives.

L?ancien n° 1 d?Air Mauritius est accusé, de même que Robert Rivalland et Derek Taylor, d?avoir comploté pour commettre une fraude de Rs 85 millions. La police leur reproche d?avoir mis en place un mécanisme de paiement de commissions spéciales non dues à la compagnie Rogers.

?On ne peut faire justice à notre client?

En salle d?audience, aucun mouvement du côté de Sir Harry. Son épouse lady Elahe ne quittera pas ses côtés? Me Mohamed qui avec Me Ravind Chetty, paraît pour sir Harry, informe à la Cour la présence de son client sur une civière, précisant qu?il a en sa possession un certificat médical attestant qu?il est souffrant.

Dans leur ruling, les magistrats en tiennent du reste compte. Ils ont ainsi fait état des rapports médicaux de deux médecins de sir Harry, les Drs Cassam Hingun, cardiologue, et Dominique Lam Thuon Mine, neurologue. Et ont invité le DPP à reconsidérer le cas de cet accusé.

Mais ils n?ont pas agréé à la demande de Me Mohamed, qui expliquait dans sa motion que les problèmes cardiaques de sir Harry avaient eu un impact sur son cerveau et provoqué des complications cérébrales. L?avocat avait indiqué : ?C?est difficile pour nous de continuer à défendre sir Harry dans les circonstances présentes. On ne peut faire justice à notre client?, avait-il soutenu.

L?affaire a été renvoyée au 22 novembre 2007. Quant à Robert Rivalland, il est défendu par Me Guy Ollivry QC et Me Yanilla Moonshiram. Derek Taylor a retenu les services de Me Yousouf Abbobaker, Senior Counsel, Me Maxime Sauzier et Me Robin Ramburn. L?accusation est représentée par Me Gaytree Manna, Acting Assistant Parliamentary Counsel.

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