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Textile : le recyclage a de beaux restes
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Textile : le recyclage a de beaux restes
Le textile mauricien veut retrouver ses lettres de noblesse et s?attelle à relever les nombreux défis qui le guettent. Une des voies explorées par quelques rares entreprises ? six au total ? est le recyclage des déchets textiles. Pour Krishna Narainen, qui s?est investi dans cette activité depuis vingt ans, celle-ci a de beaux jours devant elle.
Sa compagnie, Recycling Industries Limited de Riche- Terre s?est spécialisée dans le recyclage de déchets textiles. Cela va faire 20 ans cette année qu?elle file et défile avec la même assiduité. Ce qui lui permet d?exporter entre 400 et 500 tonnes de produits recyclés par mois, soit près de 5 000 tonnes par an. Ses principaux clients se trouvent en Espagne, en Afrique du Sud, en France et à Madagascar.
Un incendie en 1999 a, certes, ralenti sa course mais ne l?a pas freinée. Krishna Narainen se dit très à l?aise dans un univers de plus en plus incertain. ?Si l?industrie du textile ferme ses portes un jour, la compagnie pourra continuer ses opérations sans aucun problème?, nous confie-t-il ainsi.
Son astuce : utiliser les vieux vêtements dont personne ne se sert. ?Les compagnies de recyclage de textile se fient trop aux déchets des usines de textile. Ils risquent de fermer boutique très vite.?
<B>Expertise sud-africaine </B>
Pour chaque 100 tonnes de déchets textiles traités, le processus de recyclage rejète 30 tonnes. Une perte à gagner que Krishna Narainen a su mettre à son avantage. Il va produire le mattress pad à Maurice. Importées à Rs 150 la nappe, environ 150 000 unités arrivent de l?Afrique du Sud annuellement, ce qui constitue un manque à gagner de Rs 22,5 millions pour l?économie.
Ce produit est utilisé sous les moquettes pour protéger les protéger de l?humidité, pour l?isolation thermique et dans les systèmes acoustiques. Il sert aussi de surface protectrice entre le ressort et le tissu des matelas et sofas. Krishna Narainen a ainsi investi dans les équipements et l?expertise sud-africains. C?est, pour lui, le prix à payer pour être compétitif.
Très conscient de la compétition sur le marché, il confie qu?il y a beaucoup d?autres domaines qui pourraient être exploités. Et d?expliquer que tous les déchets confondus représentent plusieurs centaines de millions de roupies s?ils sont recyclés correctement.
Recycling Industries Limited compte bientôt investir près de 1,5 million d?euros dans la qualité de ses opérations.
<B>W.E. </B>
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