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La culture de champignons, un créneau porteur
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La culture de champignons, un créneau porteur
Ils désertent les troncs d?arbres préférant l?ombre des cuisines ou des garages plutôt humides, avec une bonne ventilation? Les personnes qui les cultivent poussent? comme des champignons. Ce végétal semble séduire de plus en plus de Mauriciens depuis quelques années. Il ne suffit pas d?être un grand gourmand pour comprendre pourquoi !
L?argument qui convainc de plus en plus de personnes à se tourner vers la culture de champignons, plus particulièrement du pleurote ? espèce comestible ? est certainement le facteur coût. Ils sont une douzaine à en produire sur une grande échelle à Maurice et visent supermarchés et hôtels. Le marché encore peu exploité, est porteur. Les ménagères en cultivent également pour leur propre consommation.
Ubhiychand Dookhun, un des pionniers qui s?est lancé dans la production de champignons en 1992, a connu des hauts et des bas. Le retraité ne s?en cache pas. «J?ai investi Rs 8 000 pour démarrer et j?ai connu des débuts difficiles car j?ai dû faire face à l?ignorance et à la réticence des gens à consommer mes champignons cultivés localement. Mais aujourd?hui, j?approvisionne quelques hôtels même si je ne produis pas sur une échelle industrielle. C?est un business peu coûteux», dit-il. Et il réussit à faire «marcher son business».
Outre l?aspect économique, «Le champignon frais conserve toutes ses valeurs nutritives et possède des propriétés médicinales avec 10 % de vitamines contrairement aux champignons importés. Ils contiennent également très peu de matières grasses, entre autres», explique Priya Beejan, responsable de la division champignons, auprès de l?Agricultural and Research Extension Unit (Areu), à La Brasserie.
<B>Centres de vulgarisation</B>
Nul besoin de serre ni de pelle, le cultivateur peut acheter les sacs de substrat déjà ensemencés auprès de l?Areu et les arroser quotidiennement à une fréquence de deux fois par jour. Il est toutefois préférable de préparer ses sacs si on veut produire «on a larger scale». Un sac de trois kilos au coût de Rs 25, permet entre trois et quatre cueillettes, soit 750 g de champignons globalement, après deux semaines.
Une formation est assurée par l?Areu et elle s?étend sur trois jours en moyenne. Tous les intéressés doivent se faire enregistrer au préalable, dans un des centres de vulgarisation de l?Areu, un peu partout dans l?île. Les officiers de l?Areu assurent le suivi de ceux qui se lancent pour la première fois dans ce type de business.
«Dans le cadre du combat contre la pauvreté, nous encourageons les gens à se lancer dans la culture de champignons qui ne nécessite pas un investissement conséquent, dépendant de la quantité qu?ils désirent produire», insiste Priya Beejan.
Si l?option exportation est également envisageable, il faut cependant produire sur une base industrielle. Mais on n?en est pas encore là?
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