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Le ?traumatisme? gagne certains joueurs et encadreurs
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Le ?traumatisme? gagne certains joueurs et encadreurs
Ils n?ont pas peur de le dire. Ils n?ont surtout plus peur de rien, maintenant qu?ils ont été ?amputés? de leur ?mentor?, de leur ?maître?, de leur ?papa?. L?annonce du licenciement du directeur technique national, le Malgache Faida Antoine de Padoue, est une couleuvre dure à avaler. ?Nous sommes surpris, traumatisés?, lâche Dominique Marisson, porte-parole du groupe qui était présent, jeudi après-midi, dans l?enceinte du gymnase de Phoenix. ?Nous sommes contre la décision du ministre?, ajoute l?entraîneur de BBRH Hoop.
La porte-parole dresse un bilan du travail accompli par le Malgache durant ses nombreuses années à ce poste : ?Je tiens à rappeler que c?était Faida qui était à la tête de l?équipe malgache qui avait battu la sélection féminine mauricienne par 80 à 2 aux Jeux des îles en 1993. En 1999, il a aidé le Real à être vice-champion de la Coupe des clubs champions de l?océan Indien (CCCOI). En 2000, il a créé le Centre de formation féminin. En 2001, il a créé les centres régionaux, les centres de préformation et les écoles de basket. En 2003, il a préparé la sélection féminine qui a été médaillée de bronze aux Jeux des îles. En 2006, il a aidé Hoop pour le titre de vice-championne de la CCCOI en réussissant même à battre la Réunion.?
Dominique Marisson relate, également, les nombreuses formations des encadreurs, la création des équipes, notamment NG Barkly, la surprise du championnat de première division, et l?organisation des intercollèges et des tournois jeunes.
Un bilan qui, aux yeux des joueurs présents jeudi dernier, est plus conséquent que cela. Mais le fait le plus marquant et le plus incompréhensible, c?est que le Malgache soit pris pour le ?bouc-émissaire?. ?Le 17 mai, on lui demande d?arrêter de s?occuper de la sélection masculine et de s?occuper uniquement des filles. Un joueur du Real, sorti de nulle part, se voit nommer assistant entraîneur national. À la fin des Jeux, tout le blâme va vers Faida, alors que ce n?est pas lui qui s?est occupé de la sélection masculine?, fait ressortir Pascal Prayag, joueur et entraîneur des Flippers de Mahébourg.
Celui qui s?occupe également d?un groupe de jeunes basketteurs, renchérit : ?Quand le ministre vient assister à un match, il n?entend que les paroles de ceux qui sont assis aux côtés gauche et droit. Et ce n?est qu?une partie du basket.? Gino Bader, des Flippers et produit du Centre de formation de basket-ball, abonde dans le même sens que Pascal Prayag : ?Il faut reconnaître ce que le bougre a fait. Il faut trouver la source d?incompétence du basket et non chercher un bouc-émissaire et tout mettre sur son dos. Il ne faut pas que la majorité souffre à cause d?une minorité.?
L?élément Centre national de formation de basket-ball arrive également sur le tapis. ?On critique le Centre national de formation, mais huit des joueuses de Hoop étaient vice-championnes de la CCCOI. Les grands clubs harcèlent les joueurs du Centre pour qu?ils viennent jouer pour eux. Les meilleurs joueurs des championnats de ces trois dernières années sont tous issus du centre de formation?, font-ils remarquer.Pascal Prayag revient à la charge : ?Il y a actuellement un tournoi cadet. Tous ces jeunes ne connaissent que Faida.
Lui seul fait l?arbitre, l?entraîneur. Est-ce que le ministre est au courant de tout cela ??. À ce sujet, le groupe de basketteurs et d?encadreurs se disent prêts à rencontrer le ministre de la Jeunesse et des Sports, Sylvio Tang, pour faire part de ?tout ce dont il n?est pas au courant dans le basket?.
Prenant en compte tous ces éléments, ils lancent un appel au ministre de la Jeunesse et des Sports pour que celui-ci gèle la décision de ne plus retenir les services de Faida Antoine de Padoue et qu?il accepte de les rencontrer. Certains ont même évoqué un sit-in ou une grève de la faim.
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