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L?infatigable Dev Hurnam
Dev Hurnam ne se laissera pas faire. Il l?a encore une fois prouvé mercredi lors de la première séance du comité disciplinaire qui décidera de son avenir professionnel. Dans une tentative désespérée de se sortir de ce mauvais pas, l?avocat a présenté une série de motions visant, à remettre en question la validité de cette instance et à contester l?interdiction pour lui d?exercer son métier d?homme de loi. Placée sous la présidence du Senior Puisne Judge, Keshoe Matadeen, et comprenant les juges Eddy Balancy, Paul Lam Shang Leen, Saheeda Peeroo et Premila Balgobin, ce comité a été institué à l?initiative de l?Attorney General, Rama Valayden.
Face aux objections émises par l?homme de loi, le comité disciplinaire de la Cour suprême a souhaité ajourner les délibérations pour étudier plus en détail les points soulevés par Dev Hurnam. En effet, dans l?une de ses motions, celui-ci s?est élevé contre la décision du chef juge de lui interdire de pratiquer son métier en attendant la décision du comité disciplinaire.
Cette décision, a-t-il déclaré devant le comité, est contraire au Law Practitioners? Act et à la Constitution. « Nombre des points soulevés devant ce comité sont d?une grande importance. Il s?agit des droits d?un citoyen. Nous ne pouvons pas traiter cette affaire avec légèreté », a déclaré le Senior Puisne Judge, Keshoe Matadeen. Les délibérations ont donc été reportées à une date ultérieure.
Dev Hurham a été arrêté le 27 avril dernier à la suite de la décision du conseil privé de maintenir la peine de six mois de prison infligée par la cour intermédiaire. Les Law Lords avaient, dans leur decision, fait ressortir que la faute de Dev Hurnam aurait été de « provide an effective false alibi for Bholah in order to assist him to evade conviction, but it was undoubtedly the intention of the parties to the conspiracy to achieve this object by misleading the police and putting them off the event which would have hindered them in their enquiries into the robbery ». Le principal concerné a, pour sa part, toujours nié les faits qui lui sont reprochés.
L?avocat avait fait appel de ce jugement qui le condamnait à six mois de prison pour avoir conseillé à l?un de ses clients, Soobashsing Bholah, de fournir un faux alibi dans le cadre d?une enquête sur le braquage, en 2000, de la State Bank de Grand-Bois, mais en vain. Le jour de son arrestation, Dev Hurnam intervenait sur les ondes d?une radio privée et a été arrêté « en direct ». Sur les six mois de sa condamnation, Dev Hurnam en a purgé quatre.
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