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Rs 100 000 pour rupture de promesse de mariage

8 septembre 2007, 00:00

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Rs 100 000 pour rupture de promesse de mariage

Après l?échec d?un premier mariage, Hema Pallaram, de Petit-Raffray, se consacre à la prière. Alors qu?elle se trouve au Kalimaye de Medine, Bambous, pour ses prières habituelles, le prêtre la présente à N. B. de Vacoas. Celui-ci lui demande sa main mais après un mariage religieux, il revient sur sa promesse de l?épouser civilement. Il a été condamné à lui verser des dommages de Rs 100 000.

C?est en février 2002 que N.B. fait la connaissance de Hema. Il la demande aussitôt en mariage. Hema lui explique alors qu?elle est en procédure de divorce. Et le jeune homme avance que, lui, est déjà divorcé d?un premier mariage. Il est alors convenu qu?ils se marieront religieusement, dans un premier temps. Le mariage civil est prévu après le divorce de Hema.

S?ensuivent trois mois d?hésitations durant lesquels les deux tourtereaux se rencontrent à plusieurs reprises. Le 7 avril 2002, la jeune femme dit oui. Une cérémonie religieuse est officiée par Vishnu Poinen qui se présente comme un prêtre. Une célébration a lieu à la résidence du jeune homme à Vacoas où le couple a choisi d?habiter. Ils connaissent un mois de bonheur durant lequel le mari accompagne sa bien-aimée en Cour suprême pour les besoins du divorce.

Celui-ci est prononcé en 2003 et là, dit-elle, l?attitude de son amoureux change subitement. Il prend ses distances et finit par revenir sur sa décision de l?épouser civilement.

Novembre 2004. Après avoir eu les résultats d?analyse d?urine de Hema, le jeune homme l?informe qu?elle est enceinte. Une vive dispute s?ensuit car il demande à celle-ci de se faire avorter. Condition qu?elle n?accepte pas. Et à chaque fois qu?elle évoque le mariage, elle est rabrouée. Elle est même frappée pour cela.

Les disputes se font plus intenses et finalement, la jeune femme est sommée de quitter la résidence du jeune homme. Après trois ans de vie commune et la naissance de leur petit garçon, aujourd?hui âgé de deux ans.

Hema n?a d?autre choix que d?entamer un procès pour rupture de promesse de mariage en cour intermédiaire. Elle demande Rs 300 000 de dommages. Elle est défendue par Mes Navin Ramchurn et Bebakur Rampoortab.

En Cour suprême, elle entame une action pour attester de la paternité de N. B. Cette affaire est toujours en cours.

Dans sa version, N. B. nie avoir épousé Hema Pallaram religieusement. Il argue que cette dernière s?est confiée à lui un jour alors qu?il faisait ses prières à Medine-Bambous. Il dit avoir uniquement proposé à la jeune fille de vivre en concubinage, le temps pour eux de décider s?ils sont compatibles.

Il nie aussi être le père de l?enfant. Sa bien-aimée, dit-il, l?empêchait de se rendre à Medine-Bambous pour ses prières les dimanches. Et devant son refus, elle a quitté la demeure.

Hema a produit des photos de la cérémonie religieuse et de la fête qui a suivi. Elle dit également avoir le sindoor de N. B. de même qu?une bague et un mangalsoutre qu?il lui avait offerts.

La cour, concluant que le jeune homme a menti, a opté pour la version de la jeune femme. Pour la magistrate Nirmala Devat, la promesse de mariage a été rompue sans justification et pour des raisons frivoles.

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