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Fer : l?instabilité pénalise les petits entrepreneurs
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Fer : l?instabilité pénalise les petits entrepreneurs
C?est un scénario connu que celui des consommateurs éprouvant des difficultés à s?approvisionner en fers de construction? Ces jours-ci, ce sont surtout les quincailliers qui se plaignent de ne pas disposer d?un stock suffisant. Et les plus touchés sont les petits entrepreneurs ? les grosses entreprises de construction, elles, traitent directement avec les importateurs.
D?ailleurs, jeudi, les importateurs, les petits entrepreneurs du bâtiment et autres «contracteurs», de même que le Mauritius Standards Bureau, ont eu une réunion de travail avec Rajesh Jeetah, ministre de l?Industrie, pour évoquer l?approvisionnement dans un marché caractérisé surtout par l?instabilité.
En effet, si le problème se pose pour des quincailleries des Plaines-Wilhems, du centre et du sud de l?île, la situation semble moins grave à Port-Louis. Et un survey effectué hier par l?Association des Consommateurs de l?île Maurice auprès de 32 quincailleries indique que 18 n?ont plus de barres de fer, que deux n?ont qu?un stock limité et que douze ont un stock normal.
Pour Alain Hardy, administrateur de la Building and Civil Engineering Contractors Association, la situation concernant l?approvisionnement semble retourner à la normale, quoique très lentement. «Ces dernières semaines, il y a eu encore des ralentissements sur les chantiers de construction. Mais l?approvisionnement du marché a l?air de reprendre. Les grosses sociétés de construction n?ont pas de problèmes. Mais avec le boom dans le secteur du bâtiment, la production locale n?est pas suffisante pour répondre à leurs besoins», dit-il. Si les grosses compagnies de construction n?ont pas de problèmes d?approvisionnement, c?est qu?elles traitent directement avec les importateurs.
Autre facteur qui entraîne des retards de livraison : avant que les barres de fer importées ne soient mises sur le marché, il y a des analyses à faire à partir des échantillons sur différents lots. «Il y a eu de gros arrivages ces derniers temps. Cela a créé un goulot d?étranglement à un certain moment et je comprends qu?il n?est pas facile pour le Mauritius Standards Bureau de faire face à cette situation.»
Raison pour laquelle Beeharrylall Padaruth, propriétaire de la quincaillerie Tesko, à Vacoas, soit une des plus grosses des Plaines-Wilhems, estime que «la pénurie se poursuit pour les barres de fer». «En temps normal, dit Beeharrylall Padaruth, nous livrons jusqu?à 100 à 125 tonnes par mois et actuellement, c?est autour de 25 à 30 tonnes seulement.».
A Salim Joonas, directeur d?une société de distribution de barres de fer sur le marché local, d?ajouter : «Quand on dépend seulement des importateurs, on ne peut pas toujours dire quand la situation va se normaliser. Il y a toujours des problèmes avec l?importation, d?une façon ou d?une autre.»
Interrogé sur les critiques relatives à une pénurie de fer sur le marché local, Rajiv Gowressoo, directeur général du groupe Samlo, explique que sa fonderie produit actuellement 2 000 tonnes de fer et que toute cette production est mise sur le marché. «La production et la livraison chez nous se fait normalement. Il n?y a pas de problème», dit-il.
«Actuellement il y a des difficultés pour avoir de la ferraille, mais une fois que les opérateurs auront obtenu leur permis d?opération, ce problème devrait être résolu. Et pour pallier la situation, nous avons importé des billettes (lingots).»
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