Publicité
Le sida encore un sujet tabou dans l?île
Par
Partager cet article
Le sida encore un sujet tabou dans l?île
Actuellement, la commission de la Santé a recensé officiellement 20 séropositifs dans l?île. Mais ce chiffre pourrait approcher la centaine ou plus. Le dépistage est encore un sujet tabou.
Dhiren Moher et Nicolas Ritter, de Pils et le Père Gérard Mongelard et Homa Mungapen du Conseil des religions contre le sida était dans l?île pour un constat et pour animer des sessions de travail. Des pêcheurs, des politiciens, des étudiants ainsi que les membres de diverses organisations non gouvernementales ont tous participé aux rencontres avec les délégations. Ils sont venus pour faire un constat et pour aider. La délégation veut que les Rodriguais créent une ONG pour lutter contre le sida. Ce ne sera pas une branche de Pils, mais elle sera présente pour la formation et l?encadrement du personnel.
?Il y a eu une soif profonde de mieux comprendre.? C?est l?un des constats de Nicolas Ritter. Il y a aussi la stigmatisation de la maladie. L?exclusion est bel et bien présente. La maladie demeure encore inconnue pour la plupart des Rodriguais. Le fondateur de Pils rappelle que ce sont les personnes infectées, mais pas encore identifiées qui sont les plus dangereuses. La crainte de l?exclusion et du préjugé font aussi peur aux personnes atteintes par le virus HIV.
Dhiren Moher, qui aussi un patient, a tenté de rencontrer d?autres patients, mais en vain malgré de nombreuses démarches. ?Cela indique à quel point c?est difficile de travailler à Rodrigues avec les personnes atteintes?.
Il y a aussi le système de dépistage qu?il faut probablement revoir. L?île est petite. Beaucoup appréhendent de se rendre à l?hôpital pour faire le test. L?Aids Unit de Rodrigues est aussi à la disposition des Rodriguais qui sensibilise les habitants malgré toutes ces difficultés. La taille de l?île est aussi sa force, comme sa faiblesse. La maladie se propage plus facilement tout comme la diffusion du message pour combattre la maladie. D?où la nécessité de mettre sur pied une association pour la formation et pour la sensibilisation. Nicolas Ritter, le précise : ce ne sera pas une branche de Pils. La situation n?est pas aussi alarmante, mais il faut agir car la menace est réelle.
Le nouveau plan d?action pour le sida pour l?année 2008-2012 sera rendu public en fin d?année. Les ONG doivent veiller à ce que les recommandations soient mises en pratique. Il sera aussi l?heure de faire un bilan du plan de travail effectué entre 2004-2007.
La délégation recommande que la formation et la sensibilisation se fassent au début de l?adolescence et avec les parents, les manuals workers ainsi que les enseignants doivent être partie prenante de la campagne. .
Le Père Mongelard est d?avis que la formation est nécessaire. ?Je croyais tout connaître du sida, mais j?ai beaucoup appris lors des différents stages que j?ai eu l?occasion de suivre? . De plus, la prévention dans l?île doit être faite différente de Maurice. Le groupe retournera à Rodrigues pour un suivi.
Publicité
Publicité
Les plus récents