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Il est blanchi pour cause de versions contradictoires

3 septembre 2007, 00:00

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Mohammad Wassir Allybokus était poursuivi par l?Etat pour avoir agressé verbalement et physiquement un agent des forces de l?ordre. Mais le jeune homme est désormais un homme libre. La cour, par la voix du magistrat Roshan Varma Santokhee, a établi que la poursuite publique n?a pu prouver, sans l?ombre d?un doute, que l?accusé était coupable des charges retenues contre lui.

Les faits remonteraient au 15 septembre 2002. Selon la déposition, et la plainte portée contre lui par un représentant des forces de l?ordre, Mohammad Wassir Allybokus, alors âgé de 17 ans, aurait verbalement agressé ce dernier. L?agression aurait eu lieu au Champ-de-Mars. Le jeune homme aurait aussi, durant l?altercation, physiquement blessé le policier, qui était en fonction. Ce dernier a ensuite été transporté à l?hôpital Dr Jeetoo, à Port-Louis. La présumée victime a alors rempli le formulaire 58 de la police qui concerne des cas où des blessures physiques ont été infligées. Ce formulaire est rempli par la victime à l?hôpital au moment où elle reçoit des soins ou au poste de police lorsqu?elle va porter plainte. Toutefois, dans ce cas précis, l?heure à laquelle le formulaire a été rempli n?a pu être établie.

Le formulaire 58, qui a été déposé en cour sous l?appellation ?Doc A?, fait état d?une entrée à l?hôpital Jeetoo qui se trouve non loin des Casernes centrales, à 13 h 15. Toutefois, au poste de police de la rue Pope Hennessy, à proximité de la mairie de Port-Louis, le plaignant aurait aussi enregistré sa déposition à 13 h 10, soit cinq minutes avant que le formulaire 58 ne soit rempli par le même constable à l?autre bout de la capitale. L?altercation avec l?accusé aurait eu lieu à 12 h 30.

Autre fait troublant relevé par la cour : dans sa déposition, le policier ne mentionne pas la présence d?un deuxième représentant des forces de l?ordre au moment de l?agression. C?est l?accusé qui en a fait état. Questionné à ce sujet, le policier affirme qu?il ne connaît pas l?identité de son collègue qui aurait assisté à l?agression dont il allègue avoir été victime.

Durant le contre-interrogatoire mené par Me Ashley Hurhangee, le représentant des forces de l?ordre a, à plusieurs reprises, contredit sa version des faits, retenus dans sa déposition et dans le formulaire 58 qu?il aurait rempli à l?hôpital. Il a affirmé n?avoir pas non plus de souvenirs exacts quant aux éléments saillants de l?altercation et de l?agression.

Même si un formulaire 58 a été rempli par la victime, la cour a établi que le policier ne pouvait être cru sur parole. Dans son jugement, le magistrat Roshan Varma Santokhee explique que la version de la victime comporte des divergences avec sa déposition et sa déclaration concernant les faits de cette agression. La cour a ainsi établi que la poursuite n?était pas en mesure de se prononcer sur la culpabilité de l?accusé. Tous les chefs d?accusations retenus contre lui ont donc été abandonnés.

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