Publicité
« Nous prônons l?ouverture »
■ Votre sentiment après avoir été plébiscité pour un deuxième mandat ?
? Heureux déjà que les membres me fassent confiance, qu?ils ne se sont pas tous fait avoir par la campagne de dénigrement et de désinformation menée contre ma personne et contre ma famille. Je n?aurais jamais cru que dans une campagne pour une éléction fédérale on puisse descendre aussi bas. Manifestement, certains avaient beaucoup à perdre. D?où leur investissement massif dans cette campagne. Au final, je vous avoue que je ne suis pas très surpris de voir que notre équipe a été élue. Les membres ne sont pas aussi naïfs que certains le pensaient.
■ Maintenant que vous êtes en poste, doit-on s?attendre à la traditionnelle chasse aux sorcières ?
? Ce n?est pas ma tradition en tout cas. La preuve, Vinesh Seeparsad, le seul de l?équipe adverse à s?être fait élire, travaille avec nous au sein de la Commission Organisation sportive. C?est une preuve d?ouverture.
■ Vous allez faire du Sarkozy ?
? Pourquoi pas ? Je n?ai jamais eu la prétention de dire que la compétence existait uniquement chez nous. Le nouveau président français a longtemps été contesté. Il n?a de cesse prôné une politique d?ouverture. Ce sont les socialistes qui, avant son élection, ne voulaient pas s?associer à lui, lui trouvant au passage tous les défauts de la terre. Vinesh Seeparsad est bel et bien un élu de l?autre équipe. On ne l?a pas mis au placard. D?ailleurs on souhaite ardemment sa contribution.
« Le CNFVB ne produisait plus rien de concret et cela depuis un bon bout de temps déjà? Où sont les éléments qui sont sortis du centre ? Sont-ils les titulaires de leurs équipes ?»
■ Y a-t-il des chances que vous fassiez appel à d?autres candidats de l?équipe adverse ?
? Je fais appel à une personne en particulier. Dominique Edmond lui-même. Il s?est beaucoup employé durant la campagne. C?est sans doute parce qu?il avait à coeur les intérêts du volley-ball. Donc, j?estime qu?il doit toujours vouloir aider le volley même s?il n?a pas été élu. Notre équipe l?invite à venir travailler à la fédération. Il y a beaucoup à faire et son aide sera la bienvenue. Nous prônons l?ouverture.
■ Et quelles sont vos priorités ?
? Il est question de relancer la compétition. Les joueurs et joueuses ont trop souffert cette saison. Mercredi, lors de notre première réunion du comité directeur, on a mis en place la Commission Organisation sportive (COS) afin de dresser le calendrier des activités, par ordre prioritaire, jusqu?à la fin de l?année dans un premier temps. Il y a la Coupe des clubs champions de l?Océan indien et la Coupe d?Afrique des vainqueurs de coupe qui se tiennent chez nous. C?est beaucoup de boulot et une machine organisationnelle à mettre en place.
Il est aussi question de redresser les finances de la fédération.
Les comptes sont dans le rouge. On n?a pas tourné à plein régime cette année et les sponsors ne se sont pas manifestés. C?est un dossier très important sur lequel il faut travailler urgemment. Il faut financer les championnats et les deux tournois internationaux. Ça coûte beaucoup tout ça?
On devra également revoir notre constitution. Le commissaire électoral Irfaan Ramman nous avait fait la remarque récemment sur l?état de notre constitution. C?est du piece meal. Avec l?aide de notre homme de loi, on va réécrire les règlements. En dernier lieu, pour que la fédération puisse vraiment tourner à plein régime, on reverra le secrétariat. C?est un désordre pas possible actuellement.
■ Les événements cette année poussent les joueurs à se regrouper en une association. Cautionnez-vous cela ?
? C?est une prise de conscience qui a tardé à venir. Mais bon, il était temps que les acteurs, les vrais, se fassent entendre. À la fédération nous sommes ravis de cette initiative. Il n?empêche que j?ai des réserves sur un point. Je crains fort que des esprits mesquins tentent de récupérer cette union de joueurs afin de faire pression sur la fédération. J?espère que les dirigeants de cette association seront conscients de leurs responsabilités et ne se feront pas avoir comme d?autres. Les joueurs vont subitement se rendre compte à quel point ils seront convoités moyennant bien sûr qu?ils puissent s?unir pour créer un front.
■ Et la formation dans tout ça ?
? On a prévu un brainstorming pour le 15 septembre entre les membres du comité et ceux du centre de formation. Il est évident que le travail peut enfin commencer aujourd?hui. Notre nouvelle philosophie de formation basée sur la décentralisation ne peut que marcher. Il lui faudra du temps bien sûr. Mais nous sommes confiant. Il y a actuellement un vide entre une génération qui se retire et celle qui monte. On ne pourra sans doute pas combler cela. Il faudra faire avec. Par contre, les jeunes qui sortiront des centres seront des produits dignes de ce nom. Car l?ancien centre de formation était son propre fantôme. En tout cas, il ne ressemblait plus à ce que Christian Marty avait créé. C?est facile pour les détracteurs de venir dire qu?il n?y a plus de CNFVB et que c?est la raison de notre échec.
Il faut que ces gens soient plus honnêtes. Le CNFVB ne produisait plus rien de concret et cela depuis un bon bout de temps déjà. Faites un tri dans les équipes de D1. Où sont les meilleurs éléments qui sont sortis du centre ? Sont-ils les titulaires de leurs équipes ? Sont-il en D1 comme cela doit l?être ? Sont-ils toujours dans le circuit tout simplement ? Alors ne venez pas me dire que la fermeture du centre de formation n?est pas justifiée.
■ Il y a un mouvement venant de la Réunion pour que le beach volley soit introduit aux Jeux des îles 2011 aux Seychelles. Maurice est-elle partie prenante de cette idée ?
? Bien évidemment. Il faudra commencer par relancer le beach chez nous avant tout. C?est une discipline qui avait bien démaré mais, pour diverses raisons, elle a été stoppée net. La Beach Autority nous avait fait comprendre qu?elle est d?accord pour que Maurice accueille une étape du prestigieux Swatch Tour en 2010. Cela nous laisse un peu moins de trois ans pour que nous soyons prêts sur le plan organisationnel et sportif. Je sais qu?on pourra compter sur la Fédération internationale pour la formation des entraîneurs et officiels. On fera une demande en ce sens.
Et l?idée que le beach soit aux Jeux 2011 fera son chemin.
Publicité
Publicité
Les plus récents