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Quand la conception devient parcours du combattant

31 août 2007, 00:00

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Cela fait des mois que vous essayez mais cela ne marche pas. Vous n?arrivez pas à mettre un bébé en route. Cela ne veut pas dire que vous êtes infertile. Vous passez peut-être par un moment de stress et il vous suffit d?attendre le déblocage psychologique nécessaire. Pour vous en assurer, il n?y a toutefois pas meilleur moyen que d?en parler au gynécologue.

Ce dernier vous expliquera sans doute, comme celui que nous avons interrogé, qu??on dit qu?une personne est infertile quand elle n?arrive pas à concevoir. Il y a l?infertilité primaire, c?est-à-dire quand la femme n?a jamais été enceinte, et la stérilité secondaire, où elle a déjà été enceinte avant mais n?arrive plus à l?être?. Mais comment savoir d?où vient le problème ? De vous ou de votre conjoint ? Peut-être même des deux? Quoi qu?il en soit, le gynécologue est formel : ?Quand on est infertile, par opposition à stérile, toutes les tentatives ne sont pas vouées à l?échec. Il y a maintenant possibilité de grossesse.?

<B>S?occuper des hommes</B>

Lorsque vous commencez à avoir des doutes sur votre capacité à faire un enfant, il ne faut surtout pas s?alarmer. Le gynécologue fera d?abord un examen simple qui peut fort bien ne rien révéler d?anormal. Le cas échéant, il vous sera conseillé d?essayer d?avoir des rapports tous les deux jours à partir du 9e jour ou du 7e jour des règles dépendant de votre cycle. Ce délai se rallonge ou raccourcit, en effet, selon le cycle. Ces rapports réguliers doivent s?étendre sur trois à six mois. Et si, entre-temps, il n?y a toujours pas de grossesse, c?est qu?il y a peut-être un problème.

En gardant en tête le fait que les deux conjoints peuvent avoir un souci au niveau de la fertilité, il devient alors important que les deux fassent des examens. On demande, ainsi, au mari de faire un spermogramme, soit un examen du sperme.

S?il s?avère que quelque chose ne va pas à ce niveau, le médecin s?occupe d?abord de lui. Il est conseillé, précise le gynécologue, que le mari qui fume arrête de le faire s?il y a un problème. On sait, en effet, que le tabac et l?alcool peuvent s?avérer une barrière à la fertilité.

?Normalement, il devrait y avoir au moins 20 millions de spermatozoïdes par millilitre par éjaculât. On peut être amené à faire un filtrage et remettre le sperme dans le vagin. Il est aussi possible que le sperme soit amélioré avec des médicaments et des antibiotiques. En cas d?amélioration après trois mois de traitement, on s?attelle alors à traiter la femme?, explique le gynécologue.

Au niveau de la femme, il peut y avoir plusieurs facteurs à l?origine de l?infertilité, que l?on va déterminer en fonction de ses antécédents. ?Il peut notamment y avoir eu une infection au niveau des thyroïdes. Elle peut aussi avoir les trompes bouchées. Pour le déterminer, on va lui faire faire une hystérographie ou hystérosalpingographie, un examen effectué à partir de l?injection d?un liquide, le bleu de méthylène. On va ainsi avoir des informations sur la perméabilité des trompes. Il faut aussi savoir si les trompes se contractent comme elles le devraient pour faire progresser l?ovule et que les cils font leur travail. Or, il peut s?avérer que cela ne se fasse pas. Les trompes ne sont alors pas fonctionnelles.?

Le gynécologue fait aussi ressortir que c?est une idée reçue que de croire que le fait d?avoir pris la pilule affecte de quelque façon que ce soit la fertilité. ?Avec la pilule, on met l?ovaire au repos, puis on le stimule?? Ce qui peut avoir un effet, par contre, c?est le fait qu?il y ait eu un avortement dans le passé par exemple. Les ovaires polykistiques, que l?on rencontre notamment chez certaines personnes souffrant d?obésité, peuvent aussi jouer un rôle.

Quoi qu?il en soit, en cas d?infertilité, des recours s?offrent maintenant à vous. Insémination artificielle, fécondation in vitro? Tous les chemins mènent au bébé !

DANGER

<B>Légiférer la fécondation in vitro</B>

■ Le ministre de la Santé, Satish Faugoo, a annoncé lors de l?inauguration du Harley Street Fertility Centre, jeudi dernier, qu?une loi sur la fécondation in vitro est en voie de préparation. Le ministère a eu des consultations avec des gynécologues sur cette question, suivant les propositions des experts du East, Central and Southern African for Community Health. Une fois une ébauche en main, celle-ci sera soumise aux discussions avec les partenaires du secteur et les membres de la société civile afin qu?il y ait un consensus sur un sujet d?une si grande importance. Le ministre Faugoo soutient que la requête du directeur du centre qui souhaitait la participation de donneurs de sperme et d?ovules, sera prise en considération. Durant ces cinq dernières années, 350 couples ont suivi un traitement auprès de ce centre avec un pourcentage de réussite de plus de 40 %, taux comparable à ceux des autres centres mondiaux. Le nouveau centre va également offrir d?autres facilités plus modernes dans le domaine de la fécondation. Ceux souffrant de cancer et qui suivent des traitements de chimiothérapie ou de radiothérapie, donc plus à risque d?être infertiles, ont désormais de nouvelles possibilités.

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