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Le MSIRI ouvre ses portes aux petits planteurs

24 août 2007, 00:00

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La science sert la canne. Et, sur une période de deux jours, le Mauritius Sugar Industry Research Institute (MSIRI) a souhaité mettre ce facteur en exergue. A partir de mercredi, l?institut a tenu deux journées portes ouvertes destinées aux planteurs. Cette année, le MSIRI a surtout voulu resserrer les liens avec les petits planteurs. Ils étaient ainsi environ 250, en provenance des régions de Solitude, de St.-Pierre, de Rose-Belle, de Plaisance et de Wooton, à visiter les locaux du MSIRI mercredi. Le même nombre de participants, d?autres régions, ont participé hier.

?Li vre ki nou bann resers concern tou categori planter, bann ti planter, bann moyen ek gro planter, me li osi vre ki nou fer enn zefor special pou ti planter?, explique René Ng Kee Kong, directeur du MSIRI. Il souligne que le MSIRI offre certains services aux petits planteurs sur une base gratuite, alors que ces mêmes services sont payants pour les gros planteurs.

Le MSIRI effectue en effet les analyses de sol pour les planteurs. Celles-ci permettent aussi d?identifier les variétés ainsi que les herbicides les plus appropriés pour chaque terrain.

Cette année, le MSIRI en est à ses 16es journées portes ouvertes. Un thème différent est choisi chaque fois. ?Cette année nous allons mettre l?accent sur les recherches que nous avons faites et que nous faisons pour aider les petits planteurs de façon directe?, souligne René Ng Kee Kong.

<B>Maximiser la production</B>

Avec la fin du Protocole sucre, et la réforme sucrière, plusieurs mesures ont été entreprises afin de réformer l?industrie sucrière et de la transformer en industrie de la canne. Dans ce cadre, le MSIRI encourage les bonnes pratiques afin de maximiser le rendement et la production. ?Ou bizin plant variete aproprie me bizin coup li kan bizin, kan so rises pli for ek donk kan capav gagne plis disik?, encourage René Ng Kee Kong par rapport aux petits planteurs.

La diversification est une des mesures prônées par la réforme sucrière. Ainsi, les cultures autres que la canne sont envisagées. Le MSIRI souhaite amener sa contribution à ce niveau. ?Le MSIRI fait aussi des recherches sur d?autres cultures comme celle de la pomme de terre. Nous encourageons les planteurs à produire plus de pommes de terre pour être autosuffisants?, explique René Ng Kee Kong. La politique gouvernementale, non-sucre, est d?ailleurs d?aller vers la diversification et l?autosuffisance. Cette politique vient d?être présentée à travers un plan stratégique couvrant la période 2007 ? 2015.

Si la diversification a été identifiée comme une des stratégies applicables par les petits planteurs, le regroupement a lui aussi un rôle clef à jouer. ?Nous n?avons pas d?autre choix que d?être compétitifs et travailler ensemble. N?oublions pas le lien organique entre les planteurs et les usiniers. Je suis aussi très satisfait de voir que la communauté des petits planteurs est enthousiaste de se regrouper. Ainsi, nous n?épargnons aucun effort?, affirme Arvin Boolell, le ministre de l?Agro-industrie. Le regroupement des planteurs, qui a déjà commencé, concerne une surface totale de 20 000 hectares. Il s?échelonne sur la période allant jusqu?à 2015 et concerne 28 000 planteurs.

Hier, les planteurs qui se sont rendus au MSIRI ont eu l?occasion de visiter les laboratoires et serres de l?institut, et d?avoir des discussions, en groupe, sur des problèmes qu?ils rencontrent.

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