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Innocenté dans un procès pour viol et intimidation criminelle

21 août 2007, 00:00

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Anil Sanhye Sanhye, employé de l?hôtel Le Prince Maurice, a été blanchi par la cour intermédiaire hier. Il avait été accusé d?avoir violé une étudiante de 17 ans et d?avoir par la suite tenté de l?intimider pour qu?elle n?aille pas de l?avant avec sa plainte pour agression sexuelle. Mais la cour a statué que la présumée victime avait consenti aux actes sexuels.

Dans sa version la présumée victime raconte que le 11 février 2005, elle se trouvait à l?arrêt d?autobus, non loin de son collège, lorsqu?elle a aperçu l?accusé dans sa voiture. Celui-ci lui propose de la déposer à St.-Remy à Flacq. Elle accepte et prend place à bord du véhicule. Mais en route, dit-elle encore, l?accusé lui dit qu?il doit rencontrer un ami. C?est là qu?ils se seraient rendus à une pension de famille de Trou-d?eau-Douce.

Elle dit avoir suivi l?accusé dans une des pièces de l?établissement car elle avait peur de rester seule dans la voiture. C?est ainsi, dit-elle, qu?elle s?est retrouvée à s?asseoir sur le lit, quand soudain l?accusé a verrouillé la porte avant de se jeter sur elle pour abuser d?elle. Elle dit avoir été traumatisée.

Elle aurait pris une douche et en sortant de la salle de bains, l?accusé l?aurait à nouveau violée. Après quoi, il l?aurait déposée tout près d?un supermarché.

Intimidée

L?adolescente affirme être par la suite rentrée chez elle. Il était alors environ 16 heures, dit-elle, précisant avoir raconté ce qui s?était passé à sa mère. Ce n?est que quelques jours plus tard qu?elle porte plainte à la police.

Elle allègue avoir été forcée, plusieurs mois plus tard, de revenir sur sa déclaration à la police. Elle dira que le 17 mai 2005 alors qu?elle se trouvait à Petit-Paquet à Montagne-Blanche l?accusé l?a menacée en ces termes : ?Tir sa case la sinon mo pa pou lais toi tranquil et mo pou vinn deranz toi tou cou.? En cour, elle concédera n?avoir pas poussé de cris, ni avoir tenté d?égratigner l?accusé avec ses ongles.

Toutefois la victime devait être confrontée à une déclaration qu?elle avait précédemment faite à la police contre l?accusé pour vagabondage. Elle sera également confrontée à la version d?un policier qui soutient l?avoir aperçue en compagnie de l?accusé dans une voiture à La Nicolière le 1er mars 2005, soit quelques semaines après la date à laquelle elle dit avoir été violée. Le policier ? le caporal Joona ? a déclaré lors de son témoignage que, ce jour-là, les deux ont été conduits au poste de police de Pamplemousses pour expliquer leur présence à cet endroit, chose qu?ils n?ont pu faire, dit encore le policier.

Echanges de SMS

L?accusé a pour sa part choisi de ne pas témoigner en cour. Dans sa version à la police, il avance qu?en juillet 2004, il a fait la connaissance de la présumée victime qui habite non loin de chez lui. Après avoir échangé des SMS et coups de fil, ils sont devenus intimes et ont eu des relations sexuelles.

Les magistrates Anjalee Ramdin Ragobur et Véronique Kwok Yin Siong Yen devaient acquitter l?accusé en soutenant que la victime n?est pas un témoin crédible. Elles avancent notamment le fait que celle-ci ait choisi de monter dans la voiture de l?accusé malgré le fait qu?elle ait dans le passé porté plainte pour vagabondage contre lui. Elles s?étonnent aussi que la présumée victime n?ait pas appelé à l?aide au moment où elle était agressée et qu?elle n?ait pas opposé de résistance à l?accusé. Elles concluront que l?adolescente était consentante, d?autant qu?un rapport médical du Dr Sudesh Kumar Gungadin, Principal Police medical Officer, fait état de suçons sur le corps de la présumée victime.

C?est ainsi qu?en l?absence de témoignage corroborant la version de la présumée victime, Anil Sanhye Sanhye a été disculpé.

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