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Des prisonniers prennent en charge un élevage
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Des prisonniers prennent en charge un élevage
Élever des vaches, des taureaux, des chèvres, des moutons, des poulets? C?est ce que seront appelés à faire les détenus de la prison ouverte de Richelieu dans le cadre de leur réhabilitation. Ils prendront en charge la ferme d?élevage de Palmar.
Leurs productions seront éventuellement vendues aux grandes entreprises qui produisent de la viande et du lait à grande échelle.
Pour démarrer ce projet, le ministère de l?Agro-industrie et de la Pêche s?apprête aujourd?hui à mettre à la disposition de ces prisonniers environ 25 génisses, deux taureaux, 15 vaches, 12 chèvres, 12 moutons et deux béliers. Ils devront notamment s?occuper de la nourriture de poulets.
À travers ce projet, le ministère veut atteindre en partie l?autosuffisance alimentaire en matière de production de viande et de lait. Ce type de collaboration sera appelé à s?étendre entre les petits et les gros producteurs.
La production des prisonniers ne sera vendue aux grandes compagnies qu?après avoir passé tous les tests nécessaires des services vétérinaires du ministère. Chaque animal utilisé pour la production sera pourvu d?une étiquette car il est conçu pour être très reproductif. En sus de cela, le ministère veillera à ce que les conditions dans lesquelles ces animaux vont être élevés répondront aux normes sanitaires en vigueur.
Aucun animal sans l?autorisation préalable des vétérinaires du ministère ne sera autorisé à être vendu ou transféré ailleurs. Aussi, le ministère prévient que tout décès d?un animal doit être immédiatement notifié au département des services vétérinaires du ministère de l?Agro-industrie. Les carcasses seront alors jetées après avoir obtenu l?autorisation écrite des services vétérinaires.
?Pour que l?élevage se passe dans les meilleures conditions possibles, les prisonniers auront droit à une assistance technique de l?AREU et des services vétérinaires. Les officiers de ces deux départements effectueront des visites régulières dans la ferme de Richelieu.?
Pour que l?élevage se passe dans les meilleures conditions possibles, les prisonniers auront droit à une assistance technique de l?Agricultural Research and Extension Unit (AREU) et des services vétérinaires. Les officiers de ces deux départements effectueront des visites régulières dans la ferme de Richelieu. Cette ferme gardera en sa possession les renseignements appropriés afin que les officiers des services vétérinaires effectuent un suivi de chaque animal pour des recherches. Une Breeding Card sera octroyée à l?animal pour qu?il ne soit pas vendu.
Au ministère de l?Agro-industrie, on soutient aussi que ce projet s?inscrit dans le cadre des changements qui s?opèrent dans la production mondiale de viande. ?Il faut, dans ce contexte, mobiliser toutes les ressources nécessaires?, indique un responsable.
À ce jour, ce ministère a fourni des animaux pour les petites fermes d?élevage, mais il n?arrive pas à répondre à la demande. Il a sollicité la collaboration d?entreprises privées pour la production des jeunes animaux. Petites et moyennes entreprises, organisations non gouvernementales, coopératives et entrepreneurs individuels se sont lancés dans le domaine.
Les services pénitentiaires recevront plus tard un terrain de l?État de 15 à 16 hectares à la Barkly Experimental Station pour la production de poulets. Le niveau de l?école de formation qui s?y trouve sera éventuellement rehaussé.
L?importation de la nourriture pour la population mauricienne a atteint la barre des Rs 11,2 milliards en 2005. Elle a doublé durant les cinq dernières d?années. Les principales importations du pays sont les produits de base, les légumes, les fruits et les produits laitiers, le poisson, etc. L?importation de nourriture pour animaux avoisine à elle seule les Rs 800 millions annuellement. Le ministère estime qu?il faut donc redresser la situation, grâce au partenariat.
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