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La Compagnie mauricienne de textile et Star Kitwear pointées du doigt

14 août 2007, 00:00

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Le journal anglais Sunday Times critique vivement deux entreprises mauriciennes dans son édition de dimanche dernier et ce dans deux articles. Les deux papiers, intitulés ?Revealed : Topshop clothes made with ?slave labour? et ?The billionaire and the sweatshops» dénoncent de très mauvaises conditions de travail qui seraient imposées à des travailleurs étrangers dans ces deux usines de textile. Selon ces deux articles, ces conditions relèveraient de l??esclavage?, car ces travailleurs toucheraient des salaires très bas pour de très longues heures de travail. Les usines incriminées sont La Compagnie mauricienne de textile (CMT) et Star Knitwear. Les mauvais traitements seraient infligés à des travailleurs sri lankais et bangladeshis de ces usines.

?Une fois à Maurice, ils (les travailleurs étrangers) ne reçoivent que 22p à 40p par heure, soit 40 % de moins que la moyenne locale? est-il avancé dans l?article qui a pour titre ?Revealed : Topshop clothes made with ?slave labour?. L?autre article, similaire au premier dans ses grandes lignes, dénonce les horaires de travail. ?Une copie d?un contrat de la CMT montre que les employés sont forcés de faire des semaines de 70 heures et n?ont droit ni à des vacances ni à des jours de congé de maladie durant leur première année d?emploi. Ils reçoivent un bonus d?un mois de salaire s?ils complètent une année de service et 50p par heure pour les semaines où ils dépassent les 70 heures. Le contrat mentionne aussi que la CMT a le droit de retenir un cinquième des salaires qui ne sont payables qu?à la fin d?un contrat de trois ans.?

Le ?Sunday Times? met en exergue le fait que ces usines fournissent des vêtements à la compagnie de Sir Philip Green, Arcadia. Cette compagnie possède de nombreuses marques anglaises populaires telles que Topshop, Topman, Burton, Dorothy Perkins et Miss Selfridge. Le journal anglais souligne qu?Arcadia n?aurait pas signé l??ethical trading initiative?, mais aurait, à la place, un code de conduite qui stipulerait, entre autres, que ses employés ne doivent pas travailler plus de 48 heures par semaine.

Une journaliste du ?Sunday Times?, Claire Newell, a été envoyée à Maurice afin de recueillir des témoignages. Une sri lankaise, Amali, 32 ans, est citée. Elle parle des frais de recrutement sollicités par les agents de recrutement dans son pays d?origine qui varieraient entre £350 à £725. Selon son témoignage, les conditions de vie seraient aussi très mauvaises avec des dortoirs surpeuplés, des facilités sanitaires limitées, des ateliers sans climatisation et de la nourriture tellement mauvaise qu?elle est immangeable. Elle évoque également des quotas de production trop élevés qui leur seraient imposés.

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