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Rajesh Jeetah : pas de subsides envisagés sur le lait

8 août 2007, 00:00

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La question du leader de l?opposition portant sur la hausse des prix s?est déroulée dans une ambiance survoltée. Le speaker, Kailash Purryag, a souvent tapé du poing sur la table pour rappeler à l?ordre les parlementaires.

Dans ce brouhaha, le ministre du Commerce, Rajesh Jeetah, tente des explications alors que l?opposition, joue à fond la carte du social. Le député MMM Rajesh Bhagwan s?est attiré les foudres du speaker à plusieurs reprises. Il a d?ailleurs réclamé la démission du ministre à cause de la manière dont il a géré ces dossiers de hausses de prix.

Le leader de l?opposition voulait savoir si le ministre peut dire les effets combinés de la hausse des prix des produits laitiers, des grains secs, de l?huile, du riz, s?il y a des pénuries et si ces produits se vendent au marché noir. Un autre volet de la question porte sur la réintroduction des subsides et du contrôle des prix du lait, des grains secs, de l?huile et du riz.

Encourager la compétition

A cela, Rajesh Jeetah répond que ce n?est pas la politique gouvernementale de contrôler les prix des produits très consommés. La philosophie, précise-t-il, est d?encourager la compétition et de promouvoir un climat propice aux affaires tout en sauvegardant l?intérêt du consommateur.

Au chapitre des subsides, le ministre affirme que s?il n?y a pas de subsides sur le riz, la farine et le gaz ménager, il y a toutefois une politique de subvention croisée pour la farine et pour le gaz ménager. Si tel n?était pas le cas, la farine aurait coûté Rs 7.50 le demi-kilo et une bonbonne de gaz se serait vendue à Rs 550 au lieu de Rs 315.

Comme le gouvernement veut laisser jouer les forces du marché, il n?envisage pas d?introduire des subsides sur le lait. Pour cette denrée, le ministre affirme qu?il n?y a pas de pénurie, même si certaines marques ne sont pas disponibles sur les rayons en ce moment. Le ministre explique qu?outre la sécheresse en Australie, la taxe de 1 000 dollars par l?Argentine sur le lait exporté et le fait que l?Inde n?exporte plus sont autant de raisons qui contribuent à cette hausse de prix.

Le stock de lait en juillet était de 612 tonnes et une cargaison de 881 tonnes arrive ce mois-ci. De plus, ajoute Rajesh Jeetah, si le lait ne tombait pas sous le mark-up control regime (politique de contrôle de marge), le prix aurait été de Rs 168,40 au lieu de Rs 149,50.

Au niveau des grains secs, il précise qu?une récente étude menée par son ministère révèle que la marge de profit des importateurs est de 39 % à 70%. De ce fait, la State Trading Coporation (STC) s?engage dans l?importation des gros pois et dholl ti pois. D?ici septembre, le gros pois sera vendu à Rs 24 au lieu de Rs 35,50 comme c?est le cas actuellement. De plus, le dholl ti pois, qui est vendu à Rs 17,50, sera vendu à Rs 13. Il explique à nouveau cela par la sécheresse en Australie, ajouté au fait que l?Inde et Madagascar n?exportent plus.

La première question supplémentaire du leader de l?opposition sur la politique du ministre donne lieu à de vives polémiques. L?augmentation des prix n?est pas un phénomène nouveau. Le ministre Jeetah soutient que le riz avait augmenté de Rs 40 %, les lentilles de 34 % sous l?ancien gouvernement.

Marché libéralisé

Les barres de fer ont également suscité la polémique au sein de l?hémicycle. Là encore, le ministre du Commerce, Rajesh Jeetah, relativise le problème. Une cargaison de 13 846 tonnes arrivée lundi devra aider à stabiliser le marché. Comme c?est le cas pour la cargaison de 3 200 tonnes qui devra arriver à la fin de ce mois.

Le leader de l?opposition insiste sur cette question en qualifiant une des compagnies du secteur, Murray and Roberts, de ?monopoly predator?. Le ministre dément en citant les noms de plusieurs autres importateurs. Pressé de questions pour savoir si les prix de ces cargaisons vont demeurer inchangés, Rajesh Jeetah soutient que le marché est libéralisé et que son ministère va quand même garder un ?watchful eye?.

La fin de cette tranche a été aussi très animée. Avec, d?une part, le leader de l?opposition dénonçant la politique ultra-libérale du gouvernement, ?au détriment du consommateur? et, d?autre part, la majorité qui nie cette déclaration. Rajesh Jeetah pour sa part affirme que c?est de la ?rhétorique habituelle?.

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