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Et si on leur parlait d?amour?

26 juillet 2007, 00:00

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Le Comité Fondation et Développement Sud-Est et Plaisance Catering mettent en terre l?arbre des valeurs et le feront découvrir aux étudiants de la région du Sud le 12 octobre au collège d?Etat Emmanuel Anquetil.

Marco Alphonse, Christian Jacques et Rajendra Nirmal, tous cadres de l?hôtel Shandrani et animateurs de la Fondation Espoir et Développement, avec le soutien d?Eric Bell, président du FED, veulent réveiller le sens des valeurs chez les jeunes avec l?aide de psychologues, de religieux, d?enseignants et de parents, en les mobilisant pour aider à promouvoir des valeurs telles que l?honnêteté, l?humilité, la simplicité, l?amour, le respect, la tolérance, la liberté, la responsabilité, la paix, le bonheur et l?unité.

?Les jeunes en ont marre de n?entendre parler que de drogue, de violence et d?autres fléaux qui minent la société mauricienne. Ils veulent entendre, comprendre et découvrir d?autres valeurs positives. Nous ne sommes pas prétentieux mais nous voulons leur inculquer ces valeurs tout en définissant les paramètres dans lesquels ils doivent évoluer?, expliquent les animateurs.

Pour arriver à connaître le bonheur, il y a de nombreuses étapes à franchir. Le bonheur se trouve dans une représentation mentale et au fond du c?ur, dans un sentiment durable d?aspiration à la plénitude, à la béatitude. Et cela est possible si une personne reçoit un grand amour, c?est-à-dire si elle est respectée, si le nécessaire lui a été donné pour atteindre cet état d?âme.

Les bonnes manières, le respect de l?autre, l?humilité, sont des valeurs qui se perdent aujourd?hui.

?Il suffit de voir le comportement de certaines personnes dans les lieux publics : leur langage vulgaire pour communiquer dans leur environnement immédiat?.

Les animateurs pensent qu?il est de leur devoir de convaincre les jeunes, les enfants surtout, que la violence verbale ou physique ne saurait apporter des solutions aux problèmes de la société. ?Nous devons les convaincre, par nos témoignages, que les conflits des générations passent par la compréhension mutuelle que seules les valeurs humaines sont capables de susciter.?

Poussant plus loin leur analyse, Nirmal et ses collègues essaient de définir le bonheur qui, disent-ils, a? plusieurs définitions. Il y a de nombreuses étapes à pour l?atteindre et cela n?est possible que si la personne a été respectée et n?a pas subi eu des espériences négatives.

Pour suivre de près cette démarche, les trois cadres de l?hôtel Shandrani et les autres animateurs du Comité SUD-PC ont établi un programme de travail divisé en plusieurs parties.

Des réunions fréquentes auront lieu entre les responsables des écoles après les vacances scolaires, avec les parents d?élèves, des hommes religieux et d?autres personnalités pour des débats autour de sujets tels que la tolérance, la liberté, le respect, la responsabilité, c?est-à-dire les valeurs qui nous apportent ce sentiment, somme toute indéfinissable, mais qui existe pourtant bel et bien et qui s?appelle bonheur. En ce qui concerne les autres projets de la Fondation Espoir et Développement (FED) dans la région, ils ont créé une cellule de communication au sein de l?hôtel pour que chaque employé impliqué dans un projet quelconque soit informé de son évolution. ?Nous ne voulons rien râter car il y a beaucoup à faire pour venir en aide aux plus démunis et à ceux qui souffrent?, insiste Marco Alphonse.

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