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Droit de regard (II)

20 juillet 2007, 00:00

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Droit de regard (II)

Nous réclamions, ces jours-ci, un droit de regard pour nos autorités régionales sur tout ce qui s?affiche sur leurs territoires. Un ami lecteur m?a communiqué ses réserves trouvant cette demande ?démesurément arbitraire pour pallier à quelques fautes grammaticales? (sic). Je continue à penser que nous nous trouverons de plus en plus avec des enseignes dont le contenu serait contestable. J?en veux pour preuve les deux exemples qui suivent.

Le premier se veut être un petit panneau indicatif à Quatre-Bornes ayant pour objectif de désigner l?emplacement d?un commerce quelconque. Il n?a pour message qu?une simple flèche bleue peinte sur fond blanc, ou vice versa. Presque identique en somme à celle que prévoit le code de la route pour indiquer un sens unique. Très visible de la route St.-Jean, cette flèche pointe vers une artère secondaire ? ce qui ne serait en rien dommageable? si cette rue elle-même n?était point un sens interdit ! Je laisse le soin aux lecteurs de visualiser tout le contresens que permet une telle enseigne supposément approuvée par les auto-rités locales.

?La demande faite par l?administré cesserait d?être bêtement limitée à l?obtention d?un permis mais deviendrait une approbation du texte soumis.? Il m?est nécessaire de reprendre ici ce propos pour mieux soutenir mon deuxième exemple. Il s?agit tout simplement de ce panneau publicitaire désignant nommément une institution éducative comme une université alors que ce statut ne lui a pas encore été conféré?

Pour conclure j?aimerais soumettre à l?appréciation de nos lecteurs comme à celle du secrétaire de la cité de Port-Louis le texte, fidèlement rapporté, d?un tout petit panneau fièrement affiché au centre de la capitale. En lettres rouges sur fond blanc, apposé à la colonne d?entrée du Jardin de la Compagnie, il fait face au regard réprobateur de Raoul Rivet.

Signé du nom d?une compagnie, c?est un ?Bird Control Expert? qui, avec autant de verve que le Misanthrope de Molière quand il parle lui des femmes ? ?ces animaux-là !? - a ceci à nous dire, supposément avec la permission de la municipalité :

?Strictement défendu de nourrir des pigeons en ces lieux. Risques des maladies fatales et bénignes aux humains et autres animaux domestiques.? (sic)

J?ignore ce qu?en pensent les ?autres animaux domestiques? de la cité de Port-Louis, mais en tant qu?humain j?en ai pris bonne note?

GéA

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