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?Mir vivait encore quand il a été brûlé?

20 juillet 2007, 00:00

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Le Dr Amah Charya Gujjalu, médecin-légiste à la retraite, a relaté hier, au cours de l?audience de la cour d?assises, son examen du cadavre du Mujeeb Mir. Cet homme d?affaires indien fut retrouvé mort à La Salette, Grand-Baie, dans la nuit du 31 janvier 2005.

Cette audience se tenait pour le procès intenté à Digbeejaye Koonjul, dit Navin et à Ajay Dookee, alias Rajah. Pour le Dr Gujjalu, le décès a été causé par un choc résultant de très graves brûlures. Devant le juge Paul Lam Shang Leen, qui préside ce procès, il a expliqué qu?il a examiné le cadavre calciné de Mir à deux reprises.

La première fois était sur les lieux du crime le 1er février 2005. Il a trouvé le cadavre carbonisé sous une voiture et allongé sur le dos. Son deuxième examen s?est fait le lendemain, à la morgue de l?hôpital Victoria. Il a constaté que le dos et le postérieur de la victime étaient brûlés au deux-ième degré, tandis que le reste du corps l?était au troisième degré.

Invité par Me Gaytree Manna, Principal State Counsel, à donner plus de détails, le Dr Gujjalu a indiqué que son examen externe du corps a révélé que le visage de Mir portait quatre fractures, causées par des coups violents portés par un objet dur. Mir était alors à terre, sur le dos. La jambe droite de la victime était détachée du corps, parce qu?une voiture était passée dessus. Le crâne de Mujeeb Mir portait aussi sept fractures, a poursuivi le Dr Gujjalu, causées également par des coups reçus au moyen d?un objet dur.

Répondant à la représentante du Parquet, ce témoin a précisé que Mir aurait pu survivre douze heures sans assistance médicale. Il a déclaré que la victime était vivante et qu?elle respirait au moment de la mise à feu, que son c?ur battait encore et que son sang circulait dans ses veines. Plusieurs de ses organes internes ont été cuits (cooked). Son avant-bras gauche était réduit en cendres.

Interrogé par Me Siddhartha Hawoldar, avocat de Koonjul, le Dr Gujjalu a expliqué que la victime a vécu un court instant avant de rendre l?âme. Elle n?était vêtue que d?un caleçon.

Le procès reprend ce matin.

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