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?Le nouvel ?Insurance Act? pourra stimuler des fusions entre assureurs?
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?Le nouvel ?Insurance Act? pourra stimuler des fusions entre assureurs?
● <B>L?Assemblée nationale examinera bientôt un nouveau texte de loi sur les assurances. Quels sont les principaux objectifs de la nouvelle législation ? </B>
La nouvelle loi viendra remplacer l?Insurance Act qui date de 1987. Il y a eu beaucoup de changements dans le secteur des assurances au cours de ces 20 dernières années. Il est grand temps de remettre à jour les lois pour que celles-ci reflètent mieux la réalité actuelle. L?Insurers? Association of Mauritius (IAM) a travaillé de concert avec le régulateur, la Financial Services Commission (FSC) dans la préparation de la nouvelle loi-cadre.
Celle-ci préconise, entre autres, de scinder les opérations de l?assurance vie et celles de l?assurance générale en deux entités séparées. Cela afin de mieux protéger les clients. La démarche suit les normes internationales.
Il y a aussi une approche très marquée en termes de gestion de risques. Les compagnies d?assurances devront faire provision pour un niveau de capital qui soit en adéquation avec leurs appétits respectifs pour le risque et avec les différents types de risques qu?elles souscrivent. Il faut des ressources suffisantes pour absorber les risques.
La loi prévoit aussi plusieurs des dispositions qui se rapportent à la bonne gouvernance et à la transparence dans les opérations des compagnies d?assurances. Il y a, sur ce plan, une responsabilité accrue sur les auditeurs et les actuaires. Ceux-ci auront un rôle de whistle blower et pourront ainsi alerter les autorités en cas de difficultés ou de mauvaise pratique notée.
● <B> Certaines de ces nouvelles règles ne risquent-elles pas d?être trop contraignantes pour le business ? </B>
Il est important de garder un juste milieu entre le coût de la régulation et la performance. Trop de niveaux de régulation peuvent effectivement entraver le développement des sociétés d?assurances et même les paralyser.
Le défi est d?arriver à réconcilier les impératifs d?une industrie professionnelle qui inspire confiance et un régime de lois simple et performant. Il faut prendre en considération les ressources et la réalité de l?industrie des assurances à Maurice. Nous avons eu beaucoup de discussions avec la FSC à ce sujet.
● <B> Les sociétés de petite taille sont-elles beaucoup plus exposées aux dangers de paralysie ? </B>
Le coût de la régulation peut représenter un gros problème pour les compagnies de petite taille. Il faut une économie d?échelle. Le nouvel Insurance Act pourra stimuler des fusions entre les assureurs. Il ne faut pas exclure une certaine activité en termes d?acquisition et de consolidation des sociétés d?assurances avec l?entrée en vigueur des nouvelles règles. Dans cette optique, l?on peut s?attendre à une mise en commun des ressources.
● <B> L?assurance automobile demeure un des talons d?Achille de l?industrie. Que prévoit l?IAM pour faire face à ce problème ? </B>
La situation continue à nous préoccuper. Ces dernières années ont vu beaucoup de changements technologiques dans l?automobile. Il y a aujourd?hui beaucoup de nouveaux accessoires et équipements dans les voitures. Les sacs à air et les rétroviseurs avec moteur incorporé en sont des exemples. Leur remplacement en cas d?accident coûte très cher. Les compagnies d?assurances doivent débourser gros en termes d?indemnités.
Il y a également une recrudescence de réclamations frauduleuses. Cela devient un gros problème pour l?industrie en général. Nous travaillons en étroite collaboration avec les autorités afin d?y trouver des solutions. Nous sommes en train de créer une base de données informatisée pour mieux répertorier les cas suspects.
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