Publicité

Le bon créneau

6 juillet 2007, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

<B>Par Raj MEETARBHAN</B>

Ce n?était pas gagné d?avance. Aujourd?hui, l?ensemble des décideurs publics et privés soutiennent les projets de développement hôtelier intégré (IRS). Même les politiciens qui avaient exprimé des réserves sur le sujet le placent désormais au premier rang de leurs priorités. C?est ce consensus qui permet aux rédacteurs de ?MCB Focus? de prévoir, dans leur analyse publiée hier, que l?IRS occupera une place prépondérante dans le développement économique.

Tout en affirmant leur conviction que les projets IRS apporteront vite une immense contribution à différents secteurs de l?économie, les analystes font ressortir que beaucoup n?ont pas encore pris la mesure de ce qui va se passer. ?Very often these offshoots tend to be largely underestimated possibly due to a lack of understanding of the mechanics surrounding IRS-related investments and their positively-biased and rippling impact on the economic environment?, regrettent-ils.

Si le citoyen ordinaire tarde à prendre conscience qu?il s?agit là de la naissance d?un pôle de développement, les spécialistes, eux, ne craignent pas d?afficher un enthousiasme débordant : ?IRS is considered to be highly valuable for broad-based economic growth and creation of wealth, including the achievement of social goals?.

C?est justement en invoquant des problèmes d?acceptabilité sociale que les travaillistes, dans l?opposition, avaient cherché à s?opposer aux projets IRS. Ils prévoyaient que les villas de luxe allaient représenter des îlots de prospérité dans un océan de pauvreté. Maintenant qu?ils sont au pouvoir, la rationalité économique a prévalu sur les considérations idéologiques.

La conversion s?est faite, mais ce n?était pas chose facile. Fraîchement nommé ministre, Asraf Dulull parlait de l?IRS en ces termes dans une interview accordée à ?l?express? : ?La formule actuelle ne fera qu?encourager les spéculations foncières au détriment des investissements plus productifs. Ce gouvernement n?est pas en faveur de l?apartheid économique tel que prôné par l?ancien régime.? Ses camarades de parti évoquaient durant la campagne électorale ?une braderie du patrimoine mauricien aux étrangers?.

La formule préconisée en 2002 sous l?ancien gouvernement n?a pas été modifiée sauf pour ce qui est de l?autorisation accordée aux propriétaires de superficies de moins de dix hectares de présenter des projets IRS. Une autorisation somme toute théorique car ce n?est pas sûr que ceux-là prendraient le risque d?investir les sommes considérables qui sont requises pour la construction des villas IRS.

Pour des graines semées en 2002, la récolte n?a pas été trop tardive. Le ministre des Finances révélait le mois dernier que, déjà, le gouvernement a encaissé Rs 570 millions sous forme de taxes diverses recueillies dans le contexte des IRS. Un début prometteur qui annonce d?autres résultats intéressants. Les menaces qui pesaient sur ce créneau porteur sont levées parce que le courant pragmatique l?a emporté sur les doctrinaires au sein du pouvoir. Sera-t-il durable, ce rapport des forces ?

Publicité