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Air Mtius et MT en pole position
Les premières positions au niveau du classement des Top 100 Companies sur le chiffre d?affaires et la profitabilité demeurent inchangées. Air Mauritius maintient sa première place au niveau du chiffre d?affaires. Pour les profits, c?est Mauritius Telecom (MT) qui arrive en tête.
L?année dernière également ces deux compagnies occupaient les mêmes premières places, selon le classement établi par Business Publications. Mais la Compagnie mauricienne de textile (CMT) et la British American Investment (BAI) entrent en lice au niveau de la rentabilité et du chiffre d?affaires respectivement.
Le chiffre d?affaires d?Air Mauritius atteint Rs 15 milliards. Pour les profits, ceux de MT arrivent à Rs 2,4 milliards. Les quatre autres compagnies qui se classent après Air Mauritius sont Ireland Blyth Ltd, BAI, Shell Mauritius et Rogers. Au niveau de la profitabilité, Ciel Group, la CMT, New Mauritius Hotels et les Compagnies Harel se classent après MT.
Le chiffre d?affaires combiné des 100 compagnies est estimé à Rs 198 milliards, une augmentation de 15 % par rapport à l?année dernière, soit de Rs 25 milliards. Les 200 compagnies qui suivent immédiatement les «big players» totalisent Rs 36,8 milliards.
Les profits combinés atteignent Rs 19 milliards, soit une croissance de 22 %. Mais le chiffre atteint Rs 28 milliards quand on y ajoute les profits combinés des banques.
«Le secteur privé est en train de récolter les bénéfices de la restructuration. Il a bien réagi aux pressions du nouvel environnement économique en adoptant la bonne stratégie et en réduisant les coûts d?opération. Le secteur privé a innové», dit Lindsay Rivière, directeur de Business Publications, qui a établi la liste de ces Top 100 Companies.
«Devenir les meilleurs»</B>
Sarat Lallah, chief executive officer (CEO) de MT, estime que cette réussite s?explique par «une gestion saine et le choix stratégique dans les produits qui marchent». «Nous faisons tout pour répondre aux attentes des clients. Nous innovons toujours. Nous avons une culture de rigueur et de discipline», ajoute-t-il.
Saleem Beebeejaun, CEO de la British American Investment (BAI), estime que les «stratégies du groupe commencent à porter leurs fruits». «Nous allons continuer, dit-il, à construire le groupe et consolider nos actifs à travers une croissance organique et des acquisitions qui pourront s?intégrer dans le groupe».
Il ajoute que le Kenya et Malte offrent un potentiel énorme pour la croissance du groupe. «Nous allons accélérer notre croissance dans le marché mauricien et continuer à racheter d?autres opérations dans les secteurs qui nous semblent porteurs.»
La BAI est très active dans sa stratégie d?expansion dans la région. «Nous venons d?établir un partenariat avec une compagnie sud-africaine pour la commercialisation de voitures dans ce marché. Nous étudions aussi le marché kenyan où Iframac compte exporter ses compétences. Après Maurice et Madagascar, Courts vient de conclure un accord avec des partenaires kenyans pour l?ouverture d?une succursale à Nairobi», ajoute Saleem Beebeejaun. «Notre ambition n?est pas de grimper dans un classement quelconque mais vraiment de devenir les meilleurs dans tout ce que nous entreprenons», explique-t-il.
Kiran Juwaheer, directeur général de Shell (Mauritius) Ltd, fait ressortir «qu?à l?intérieur de l?industrie, Shell continue à demeurer confortablement le market leader avec environ 40 % du marché».
« Bien que toute l?industrie pétrolière ait grandi par plus que 30 %, le facteur principal étant l?augmentation des prix des produits pétroliers à travers le monde, fait ressortir Kiran Juwaheer. Mais la profitabilité a chuté par environ 15 %. Cela démontre clairement que notre demande d?augmentation de marges auprès des autorités est tout à fait justifiée. Avec des niveaux de profits avoisinant le 1 % des chiffres d?affaires qui sont faibles par rapport au marché international, le besoin d?intervention des autorités se fait plus que jamais sentir.»
«Un avenir prometteur»</B>
Philippe Espitalier-Noël, CEO de Rogers estime que «l?évolution de la structure du groupe, passant du conglomérat diversifié à trois entités autonomes focalisées sur leurs métiers phares, porte ses fruits. L?enthousiasme et la motivation créés chez Rogers, Cim et Cerena ont permis une amélioration de 27 % des profits de Rogers & Company Ltd de 2005 à 2006».
«Avec un chiffre d?affaires stable indiquant un gain en efficience et une meilleure productivité, nous envisageons un avenir prometteur. Rogers continue d?apporter une contribution significative à l?économie du pays», ajoute Philippe Espitalier-Noël.
Du côté du groupe Ciel, on soutient que «la diversification des activités et l?ouverture sur l?étranger, dans la région et hors de la région, ont contribué à donner de bons résultats».
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