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A en perdre la boule !
Le jonglage, art pratiqué depuis près de quatre mille ans, a-t-il encore quelque chose à nous transmettre aujourd?hui ? Philippe Ménard en est persuadé. «Dans mes spectacles je parle de la vie. Le théâtre est comme une page blanche que je remplie avec mes émotions. L?image que j?ai dans ma tête et ce que vous voyez sur scène.»
Une réflexion qu?il aborde dans son spectacle. Pour Ascenseur, Philipe Ménard a choisit le thème de la flexibilité et de l?apesanteur. Et démontre aussi comment la loi de la gravité influe sur les relations humaines.
Au lieu de se baser seulement sur les figures, Philipe Ménard adopte une vision «décomposée et tridimensionnelle, laquelle s?appuie sur le corps, l?espace, l?objet, le rythme.»
C?est une approche largement utilisée par la nouvelle génération de jongleurs qu?incarne Philipe Ménard. Ce dernier jongle avec du papier et les incontournables balles.
Est-il facile de jongler ? Selon Philipe Ménard le jonglage s?apprend en cinq minutes. «C?est très facile d?apprendre à jongler. Le plus difficile est de s?arrêter de jongler. Le jonglage est devenu comme une drogue dure pour moi. Il me procure un plaisir intense,» confie Philipe Ménard.
Plaisir qu?il souhaite nous faire partager sur scène pour son spectacle qu?il qualifie plus comme une rencontre qu?un simple show.
Philipe Ménard est né en Bretagne en 1970, France. Au lycée le jeune homme étudiait pour devenir concepteur de matériel chirurgical. Mais sa vie change complètement d?orientation lorsqu?il découvre l?art du jonglage lors d?un spectacle de Jérôme Thomas. En effet, c?est ce précurseur qui a ouvert de nouveaux horizons esthétiques au jonglage avec son numéro Extraballe. Ce spectacle est l?acte de naissance du théâtre jonglé. «A ce moment je savais que j?avais trouvé ma voie. J?avais 18 ans et je savais déjà que je serais jongleur,» ajoute-t-il.
Depuis il parcourt les quatre coins du globe pour communiquer sa passion. Avant d?atterrir à Maurice, Philipe Ménard se trouvait en Namibie et il s?envolera bientôt pour l?Afrique du Sud. « J?ai créé ma compagnie Non Nova pour faire voyager l?art du jonglage. Etre artistes est un choix de vie,» confie l?artiste. La traduction de Non Nova, qui est du latin, est rien de nouveau.
Le ticket pour le spectacle est fixé à Rs 250 et à Rs 50 seulement pour les moins de 25 ans. Les billets sont en vente aux endroits suivants : au CCEF à Curepipe, au CCB à Rose-Hill, au CIFOD à Port-Louis et à travers le Rézo Otayô.
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