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Bras de fer entre assureurs et médecins

9 juin 2007, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Jane L.O?NEILL

Conflit entre assureurs et médecins. Ces derniers reprochent aux assureurs leur nouvelle formule de carte, qui s?avère un casse-tête. Une association de médecins vient même d?être créée pour résister à ces assurances maladie. La Private Medical Practionners Association est aussi très concernée.

Les assurances «veulent tout contrôler : nos honoraires, le nombre de visites effectuées lors des admissions, la pertinence des examens. Sans compter que les paiements sont en retard ou elles jouent aux difficiles avant de procéder au remboursement. Les tracasseries administratives sont multiples», s?insurge un spécialiste. Nous avons en vain cherché l?avis des assureurs, à travers leur porte-parole, Axel Pellegrin.

La formule de carte permet au patient de ne pas payer ses frais de clinique, de consultations et autres examens médicaux immédiatement. La compagnie d?assurances paye par la suite.

Les médecins, qui comptent se réunir à la fin du mois, ont adressé des lettres aux assureurs pour leur faire part de leurs doléances. «C?est un gros conflit. Nous avons accepté de signer un accord et c?est inacceptable que les assureurs aujourd?hui en font fi. Si tel est le cas, soit nous allons nous retirer de cet accord, soit nous allons exiger qu?ils retournent à la formule ancienne, soit que le patient paie et se fasse rembourser par la suite.»

La police d?assurance permet au patient de ne payer que 10 % des frais de consultation. «Alors que nous avons déjà offert le service, nous sommes appelés à faire face à de nombreuses contestations qui ralentissent les paiements. Les litiges sont nombreux», précise ce spécialiste. Les patients assurés représentent pour la majorité des spécialistes 30 % de leur clientèle.

Le Dr Cassam Hingun, estime que le fait de ne rembourser qu?une visite du patient admis «n?est pas raisonnable. De plus, les assurances ne comptabilisent pas la visite pour le dernier jour». Il est vrai, admet-il, qu?il y a des abus, «mais ce n?est pas une raison pour nous imposer ces multiples contraintes. Je dois justifier pourquoi je fais une angiographie à un patient. C?est mettre en doute nos compétences.»

Désormais, il n?est plus possible qu?il y ait deux médecins pour un malade. Le cardiologue trouve que c?est une anomalie : «En cours de traitement, nous découvrons que le malade souffre d?une autre pathologie. Selon les assureurs, le premier médecin doit se retirer.»

L?assuré est pénalisé, note un généraliste, car son médecin se retrouve dans des situations «compliquées» avec son assureur.

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