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SOS public en détresse
Quand le spectacle va mal? Laissons le soin aux organisateurs de spectacle de terminer la phrase. La parole à Rama Poonoosamy, directeur de l?agence Immedia. La veille du concert de Julien Clerc, il confiait : ?Les classes moyennes n?ont plus les moyens d?aller aux concerts.?
Deux semaines plus tard, il revient sur cette tendance qui se précise. ?Sur le plan financier, Immedia a couvert ses frais pour ses deux derniers concerts (Jagjit Singh et Julien Clerc), mais cela n?a pas été chose facile.?
Constat émis à l?issue de ces deux rendez-vous populaires, les 18 et 20 mai dernier. Satisfait certes d?avoir honoré l?engagement de concrétiser ces concerts. Avant que ne parle la loi des chiffres. Implacable. L?organisateur détaille ses comptes.
Pour Jagjit Singh, la configuration de salle pouvant accueillir 3 200 places a été modifiée pour contenir 2 600 places. ?Il y avait 2 200 personnes à ce concert?, affirme l?organisateur. Dans le cas de Julien Clerc, le nombre de sièges a été encore une fois réduit pour passer à 2 400 places. ?Nous avons eu 2 000 personnes.?
L?analyse des causes à effet se poursuit. Rama Poonoosamy le reconnaît : ?Les prix des billets sont relativement élevés?. Palette variant de Rs 2 000 à Rs 600 pour Jagjit Singh et de Rs 1 200 à Rs 400 pour Julien Clerc. Avant d?évoquer les 25 % de taxe qui pèsent sur l?organisateur : 15 % de TVA et 10 % d?Entertainment Tax payables au conseil de district de Rivière-Noire, où se situe la salle swami Vivekananda (SVICC) à Pailles. Ajouter l?augmentation de 15 % des frais de location de la salle, qui sont passés de Rs 250 000 TTC (Toutes taxes comprises) à Rs 250 000 +TVA. Un calcul qui tient aussi en compte la taxe sur le cachet des artistes, qui est de 15 % jusqu?à Rs 500 000 et de 22,5 % si la barre de Rs 500 000 est passée. ?Généralement ces charges sont à la charge du promoteur local?, précise l?organisateur qui égrène une série d?autres raisons pour expliquer le prix des billets : tous les autres frais ont augmenté (d?abord le coût de la vie, les billets d?avion, la location des équipements son et lumière).
Face à cette situation, Rama Poonoosamy, qui insiste sur les vertus adoucissantes de la musique sur les m?urs avance deux propositions. Soit l?abolition ou la réduction de l?Entertainment Tax sur les événements organisés au SVICC. Ainsi qu?une révision à la baisse des frais de location de la salle de Pailles. Si ces deux propositions sont acceptées, cela aura une incidence sur les prix des billets et pas uniquement ceux des événements organisés par Immedia. La démarche de Rama Poonsoosamy sera suivie d?un courrier aux autorités faisant valoir ses propositions.
Dans un tout autre registre, Paul Olsen de la Fondation Spectacle et Culture a, le mois dernier, fait part de son bilan déficitaire après les représentations de l?opérette Le Pays du sourire. Des pertes de Rs 500 000 au lieu des Rs 900 000 prévus initialement. Il avait notamment évoqué la quantité insuffisante de sponsors pour justifier ces pertes.
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