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En mai, fais dans la diversité

31 mai 2007, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Ils sont venus, ils sont tous là. Cinquante-neuf artistes de Maurice. Ce que l?île compte de peintre connus, de pinceaux atypiques, de sculpteurs confirmés. Et de jeunes talents. L?expérience et la nouveauté. Mélange, métissage, diversité de messages. Le tout est rassemblé à la 26ème édition du Salon de Mai.

Rendez-vous annuel de l?art contemporain, le Salon restera ouvert, dans les locaux de l?école des Beaux-Arts au Mahatma Gandhi Institute à Moka, jusqu?au 15 juin.

Avant tout prévoir du temps. Pour passer d?un univers à l?autre. Du noir complet de la cellule de Kaya, signé Krishna Luchoomun (une prison de boîtes de carton peint en noir, comme un mur sur lequel le prisonnier aurait écrit son pourquoi, son comment, sa fin). Et ressortir de ce trou noir qui sent encore la colle et la peinture pour se laisser éblouir par l?explosion de tons fluorescents si typiques de la palette de Saïd Hossanee.

Le Salon de Mai, c?est un événement désormais installé. Où l?on retrouve avec un plaisir renouvelé les ?anciens?. Tels ces paysagistes inlassables que sont Roger Charoux et Yves David. Cela fait plusieurs décennies qu?ils sillonnent l?île, plantant leur chevalet au beau milieu d?un champ de canne ou sur la plage. Leur coup d??il sur la nature conserve une bonne dose de fraîcheur.

Toujours dans la catégorie des ?gens installés? : les chargés de cours de l?école des Beaux-Arts. Ceux qui toute l?année, enseignent les règles de la beauté plastique. Et qui, pour l?événement, mettent en pratique le savoir qu?ils s?évertuent de passer à d?autres. Dans ce registre, signalons le travail de Neermala Luckeenarain, les mains remplies de classeurs. Une douzaine au total, déployés en accordéon autour d?une colonne. Pour y raconter en The golden child, du f?tus jusqu?à la mort.

Plus loin, impossible de rater la Vénus de Vaco Baissac. Son sens de la mise en scène, de l?utilisation de symboles. Ses bleus et ses orange, à rendre fade d?autres palettes. Beaucoup de motifs floraux. Fleurs vénéneuses ou apaisantes, comme le Magnolia d?Anna Lan.

Et puis la petite maison dans la prairie. Maison de poupée toute bleue où pas un détail ne manque. L?artiste, Florian Grosset, y a mis la brosse à dents, le petit livre de la collection Enid Blyton. Dans l?assiette, un papier. Au menu : pain, beurre, beurre pistache. En mai, fais ce qui te plaît mais avec un brin de fantaisie quand même...

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