Publicité
Problèmes majeurs : Le bruit et les ordures
Par
Partager cet article
Problèmes majeurs : Le bruit et les ordures
Plus le temps passe, plus les habitants de la cité de la National Housing Development Company (NHDC) de Mare-d’Albert s’impatientent. C’est le cas de le dire lorsqu’on les écoute parler. Leur lot quotidien : le bruit causé par les chiens errants qui traînent dans la localité la nuit comme le jour et qui, en l’absence de poubelles, fouillent dans les ordures entassées dans tous les coins et recoins.
“Nou pa capav dormi. Lisien aboye enn nuit. Pafoi zot mord dimoun”, explique Vidawtee Ramadun, une sexagénaire, en pleine discussion avec Jeewanlall Mohabeer, président de la Senior Citizen Association de Mare-d’Albert. “Malgré l’absence de poubelles, les habitants font un effort pour mettre les ordures dans des endroits accessibles aux éboueurs affectés au service de voirie qui, heureusement, est régulier”, reconnaît Jeewanlall, très actif dans le social.
Il fréquente assidûment les habitants, dit-il, pour leurs qualités. Ils font preuve d’une grand solidarité. “Fodre pa zot res trankil sinon zot pou kontinye gagn problem”, conseille Jeewanlall à Ramesh Deerpaul et à Satish Ramsarun qui s’approchent à grands pas pour donner leurs points de vue sur ce quartier où ils habitent depuis plus de deux ans.
“Les enfants n’ont aucun endroit pour jouer et dépenser leur énergie. L’espace pour un jardin d’enfants est envahi par l’herbe folle. Ils se jouent souvent avec une balle sur l’asphalte”, dit Ramesh.
Les accidents qui font des victimes sur nos routes presque quotidiennement ne laissent pas indifférents Jeewan et ses amis.
Ils ont, en maintes occasions, demandé aux autorités de trouver une solution pour un virage dangereux à quelques mètres de l’école où passent souvent des véhicules. “Nou pas souhaite ki arriv accident ici parski li pou bien bien grave”, prévient Jeewanlall, qui est de chauffeur de taxi depuis trente ans.
Après une tournée dans la cité avec Jeewan, il insiste cette fois pour qu’on se rende à l’impasse Jeewootah où habitent deux personnes âgées qui font partie de son club. “Il faut faire asphalter au plus vite cette route. Nos membres éprouvent trop de difficultés pour trouver un moyen de transport lorsqu’ils tombent malades le soir.”
Publicité
Publicité
Les plus récents