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Mise en garde contre le gaz ménager
Les compagnies pétrolières tirent la sonnette d?alarme. À l?instar de Total, elles disent avoir constaté une chute importante dans la vente de gaz-carburant malgré l?augmentation du nombre de voitures converties au gaz. Une situation qu?ils attribuent à l?utilisation du gaz ménager pour faire marcher les voitures.
Total a adressé une lettre au ministère du Commerce à ce sujet. La baisse des ventes est attribuée au transvasement (decanting ) des bonbonnes de gaz ménager directement dans les réservoirs de véhicules équipés pour fonctionner au gaz-carburant.
?Ce transvasement se fait en dehors des normes de sécurité, explique Gregory Poetschke, directeur commercial de Total. En cas de contact, il peut provoquer de sévères brûlures, sans parler des risques d?auto-inflammations. Ceux qui ont recours à cette pratique courent des risques énormes.?
?C?est une pratique très dangereuse qu?il faut arrêter le plus vite possible pour éviter des pertes de vies?, ajoute un porte-parole de la Government Fire Services.
Le raisonnement des automobilistes qui utilisent le gaz ménager aux fins de carburation est simple. Le gaz ménager est subventionné par le gouvernement, et coûte Rs 315 la bonbonne de 12 kg, soit environ Rs 15 le litre. Or le gaz-carburant, qui ne bénéficie d?aucune subvention, est commercialisé sur les stations-services à Rs 22.80 le litre. Cela représente un différentiel de Rs 7.80 le litre.
À titre d?exemple, un véhicule qui roule 5 000 km par mois avec une moyenne de 6 litres pour les 100 km consomme 300 litres, soit une économie de Rs 2 340 par mois en utilisant du gaz ménager.
Gregory Poetschke estime que cette pratique a une autre conséquence : un manque à gagner de plus de Rs 13 millions par an pour l?État puisque des volumes de gaz ménager subventionnés sont détournés pour faire rouler des véhicules.
Pour rétablir la situation, deux solutions sont envisagées par Total : harmoniser le prix du gaz ménager à celui du gaz-carburant et introduire des lois en vue de sanctionner cette pratique. ?Agissons avant qu?il ne soit trop tard. Il ne faut pas attendre que l?irréparable se produise car la sécurité n?a pas de prix?, souligne Gregory Poetschke.
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