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Bras de fer pour la terre

24 mai 2007, 00:00

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En attendant que les propriétés sucrières se prononcent sur la demande de 1 500 à 2 000 arpents de terre faite par le gouvernent, une des conditions pour la fermeture de trois usines, Mon-Loisir, Riche-en-Eau (REE) et Mon-Trésor-Mon-Désert (MTMD), en prévision de la réforme sucrière, c’est au tour des employés de REE et de MTMD, les deux sucreries du Sud, de se faire entendre.

Ils s’opposent de manière énergique au choix des sites qui leur ont été proposés par leurs employeurs pour leur relogement. Selon les termes du blueprint sur la centralisation, il est prévuqu’après la fermeture des sucreries, chaque employé aura droit à deux mois et demi de salaires par année de service et un lopin de terre résidentiel de 10 à 16 perches. Le litige entre la direction de ces deux usines sucrières et leurs employés porte principalement sur l’emplacement des terres.

Les employés de MDMD - ils sont 150 – ne veulent pas du site (sur plus de vingt arpents appelé Mémo ire), qui leur a été proposé à cause d’un élevage de poulets qui se trouve à proximité. Ils souhaitent être relogés à Highlands et à Beau-Vallon

En ce qui concerne ceux de REE – 130 employés – ils veulent aller à Blue-Bay et à Beau-Vallon où les employés de MTMD ont jeté leur dévolu, au lieu de Saint-Hilaire et de Grand-Bel-Air.

Les raisons avancées par les employés de REE sont que la région de Grand-Bel-Air n’est pas assez développée alors qu’à Saint-Hilaire, ils feront face, comme les habitants de ce village, à des difficultés de transport. Le site identifié par les employeurs à Grand-Bel-Air se trouve à quelques mètres de la route de Ferney qui mène à Kewal-Nagar. Mais Mario Radegonde, le directeur des ressources humaines des deux sucreries du Sud, explique que les sites proposés à Beau-Vallon ne pourront être alloués aux demandeurs en raison des développements proposés par Airport of Mauritius Limited (AML) pour l’extension de l’aéroport ni d’ailleurs à Blue-Bay parce que cet emplacement est déjà convoité pour des projets d’Integrated Resort Scheme (IRS).

Pour ce qui est du village de Highlands, l’état-major de MTMD a fait comprendre aux employés qu’il faut tenir compte du factory area pour l’allocation des terres.

“Certains employés sont satisfaits des propositions qui leur ont été faites. Nous avons l’impression que ceux qui plaident la cause de leurs collègues sur ce comité ne sont pas représentatifs de la majorité”.

Comment trouver des solutions à ce casse-tête ? Arvin Bollell, ministre de l’Agro-industrie a convoqué autour d’une table, à Port-Louis, la semaine dernière, les représentants de la Société Usinière du Sud (SUDS, de la direction de REE, de MTMD, de la Mauritius Sugar Producers Association, de la Road Development Authority (RDA), de l’AML, de la Mauritius Sugar Authority (MSA) et des membres de cellule d’écoute de REE et de MTMD.

Après les pourparlers, un comité technique, qui sera présidé par la MSA, a été mis sur pied pour trancher le litige autour du choix des terres.

Le comité est composé d’officiers de la RDA, d’AML et du ministère de l’Environnement et du logement. Les officiers de l’Environnement, par exemple, doivent déterminer si le site proposé par la sucrerie MTMD à Mémoire “est habitable”.

Comme les conditions de fermeture de St-Félix sont attachées aux demandes du gouvernement sur les 1 500 à 2 000 arpents, Dev Lallnath, porte-parole des employés de Saint-Félix et de la cellule d’écoute des employés des Mon-Loisir, de MTMD et de REE, ne cache pas ses appréhensions devant toutes ces questions qui restent en suspens. Il pense surtout au sort des 130 employés de Saint-Félix. Frédéric Robert, directeur de l’établissement sucrier, avait laissé entendre, en octobre qu’ils ne pourraient plus toucher leur salaire en raison de la situation financière précaire de l’usine. “Avec l’échéance de la fermeture des trois sucreries dont le délai est fixé au 31 mai, nous souhaitons vivement que toutes les parties concernées arrivent à un consensus autour de la centralisation, pour la mise en pratique du deuxième plan de retraite volontaire et pour l’adoption d’un exercice de formation destiné aux retraités du Voluntary Retirement Scheme (VRS)”, dit Dev Lallnath.

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