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Christian Léopold : “Pourquoi des conditions” ?
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Christian Léopold : “Pourquoi des conditions” ?
Les tractations avant la mise sur pied pour l’institution d’un select committee sur le Sexual Offences Bill laissent encore un goût amer à Christian Léopold, député du Mouvement rodriguais (MR) à l’Assemblée nationale qui est également président de ce parti et à son leader, Nicolas Von Mally (voir son interview plus loin).
“Je me suis senti humilié, profondément blessé dans ma dignité lorsque Nicolas Von Mally mon leader, m’a appris qu’un membre de l’opposition et Paul Bérenger, leader du Mouvement militant mauricien (MMM) m’ont laissé entendre que je ferais partie du select committee à la seule condition que je vote avec l’opposition lors de la présentation, en première lecture, du projet de loi à l’Assemblée. Pourquoi doivent-ils imposer des conditions ? Où est la liberté de parole et d’action ? Si c’est cela qu’on appelle la démocratie participative, nous disons non. Nous ne laisserons personne nous dicter la marche à suivre et nous le ferons selon notre conscience comme nous l’avons toujours fait dans le passé lorsqu’il était question de trancher dans des sujets sensibles qui auraient pu faire pencher la balance en faveur d’un autre parti politique à Maurice”, soutient Christian Léopold. Il rappelle qu’il a été choisi après un tirage au sort entre Robert Spéville, qui représente le parti de Serge Clair, l’Organisation du peuple rodriguais (OPR) et lui, en présence de Kailash Prayag, le speaker de l’Assemblée nationale.
“Un membre de l’opposition et Paul Bérenger m’ont évincé de ce comité pour des raisons politiques. En ce faisant, ils ont donné l’impression que si le Sexual Offences Bill est voté au Parlement, ce projet ne concerne que Maurice et non l’île Rodrigues. C’est un vilain précédent entre parlementaires. Cette attitude me fait me poser des questions.”
“Zot ti anvi faire moi van cochon dan sac couma nou dire à Rodrigues, ler fer linvantaire se chat qui ou pe vende”, ironise-t-il. La première rencontre des membres du select committee n’avait pas encore été décidée à ce moment-là. Le député Léopold dit avoir souhaité que le select committee ne soit pas une affaire de politique partisane mais un comité national avec une large représentation nationale où l’île Maurice et Rodrigues s’associent magré les diverses propositions en vue de dégager un consensus dans l’intérêt de la République.
“Eski nou ban parlementaires ki kan bisin nou lerla fer lizie dou ar nou” ? s’interroge le député.
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