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“Mashups show”

16 mai 2007, 00:00

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<B>Par Bertrand LAZARE</B>

Google Maps et Microsoft Virtual Earth sont les applications les plus sollicitées par ces nouveaux mashups du WEB 2.0, qui agglomèrent des contenus issus de différents sites Internet. Ces applications intégrées permettent de répondre aux demandes les plus diverses…

Il y a quelques années aux états-Unis était apparu le fameux QI (Quotient Internet), permettant de mesurer le niveau d’intégration de l’internet dans les entreprises. Développé par Cisco, voyant là son intérêt évident à un plus grand déploiement de l’internet, cet indice était utilisé par les sociétés de Venture Capital, pour juger de l’internetisation des processus internes, comme de l’ouverture des systèmes d’informations à d’autres partenaires.

Car c’est bel et bien là, que réside la capacité de coopération avec d’autres entreprises pour proposer des services intégrés pertinents. C’est dans cette optique que ces mashups ou sites de mixages, combinent des contenus en provenance de différents sites Internet. L’élaboration de ces derniers réside sur une interface de programmation ouverte et standardisée (nommée API), permettant l’importation aisée des données de différentes sources.

L’API de Google Maps pour la cartographie et de Microsoft Virtual Earth pour les photos aériennes, sont les applications les plus sollicitées. Ces cartographies interactives interfacées avec des services de proximité, permettent d’offrir aux utilisateurs des informations originales.

À titre d’exemples, le site cartewifi.neuf.fr propose de localiser les points d’accès Wifi du réseau communautaire FON. Le site unvelovite.com, permet de localiser les vélos en libre accès, disponibles de la ville de Lyon. Ainsi un clic suffit pour identifier les vélos que vous pouvez utiliser immédiatement, stationnés à proximité. Le site trivop.com a opté pour l’intégration de Google Maps, afin de recenser le plus simplement du monde, les hôtels proches d’un lieu. Ces derniers peuvent filtrer les hôtels selon les critères de leur choix (prix, étoiles, etc...) et les localiser géographiquement.

Trivop combine ainsi les cartes de Google Maps et les avis consommateurs de TripAdvisor.com, guide touristique américain, jouant avec la technologie WEB 2.0. Carbeo.com propose un service de comparaison de prix des carburants sur le territoire français, afin d’identifier les stations services les moins onéreuses à proximité. Ce sont ainsi des milliers d’automobilistes qui relèvent les prix à la pompe de plus de 13 500 stations, afin d’abreuver le site, des données les plus fiables. “Properazzi.com” est, quant à lui, un moteur de recherche d’annonces immobilières qui agrège plus de 1,8 million d’annonces traduites en 29 langues réparties sur 45 pays issues de plus de 4 000 agences immobilières. Les exemples sont nombreux favorisant les synergies et valorisant l’expérience des utilisateurs.

Deux modèles économiques existent dans l’utilisation de ces interfaces de programmation. La première comme Google Maps étant la gratuité de l’interfaçage, visant ainsi à faire de ces applications des standards de fait, participant au développement des visites du site de google et donc de sa valorisation. Le deuxième comme c’est le cas d’Amazon, rémunère les développeurs d’applications tierces sur la base d’un contrat d’affiliation.

Sur un plan juridique, l’usage de ces API peut apparaître délicat, dans la mesure où tout développeur WEB, peut s’appuyer sur ces applications sans accord nécessaire des sites sources d’informations, pour bénéficier des contenus agrégés sur son propre site. Cela laisse bien entendu la place à tout usage des plus utiles aux plus critiquables.

Mais c’est là, la contrepartie de l’ouverture et de la libre circulation des flux d’informations. Pour ma part, je ne doute pas un instant, que la richesse de ces nouveaux services d’intermédiations permettra de créer massivement des sites WEB vivants, qui bénéficieront de l’intelligence de la sélection des consommateurs eux-mêmes. Faciliter l’accès l’information laisse plus de place à l’intelligence de leur analyse et de leur interprétation.

En attendant le plaisir de notre prochain échange, bons succès dans ce nouveau monde !

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