Publicité
“Beachcomber entrevoit une très belle croissance cette année”
Par
Partager cet article
“Beachcomber entrevoit une très belle croissance cette année”
● <B> Qu’est-ce qui explique les remarquables résultats au premier semestre de New Mauritius Hotel ? </B>
Les comptes pour le premier semestre se terminant au 31 mars 2007 montrent de très bons résultats. Le chiffre d’affaires a augmenté de 28,7 % en comparaison au premier semestre 2005-2006, pour atteindre Rs 4,5 milliards. Les profits après impôts pour les six premiers mois de l’année financière 2006-2007 s’élèvent à Rs 1,4 milliard, représentant une augmentation de 46,9 %. Le revenu par action a été à Rs 8,84 comparé à Rs 6,01 pour l’exercice précédent.
Plusieurs facteurs expliquent ces résultats. D’abord, une industrie du tourisme en plein essor grâce à une politique d’accès aérien offrant beaucoup plus de sièges d’avion sur la destination mauricienne.
Ensuite, les fruits d’une politique mise en place en avril 2006 sur tous les marchés pour compenser l’impact du chikungunya sur le marché français, qui représente 25 % de nos arrivées touristiques.
● <B>Ces initiatives ont donc porté leurs fruits ?</B>
Oui. Elles nous ont permis de sauver la basse saison de 2006. La dynamique enclenchée par ces interventions s’est poursuivie. La reprise du marché français, revenue au niveau pré-chikungunya dès le début de 2007, a été la cerise sur le gâteau. Cela nous a permis d’augmenter le taux d’occupation moyen de nos hôtels par 5 %.
Nous avons eu une politique tarifaire équilibrée et un meilleur sales mix des hôtels du groupe. Tout cela a contribué à l’augmentation du revenu moyen par client. Un taux de change favorable a également contribué à cette hausse.
Il y a eu aussi l’excellent travail de nos équipes d’opération à Maurice et aux Seychelles, de même que de toutes celles et ceux qui animent nos réseaux commerciaux, avec pour résultat un enthousiasme et une confiance renouvelés chez tous nos partenaires du voyage.
● <B>Comment la nouvelle politique d’accès aérien a-t-elle contribué à ces bons résultats ? </B>
Toutes les actions promotionnelles et un meilleur remplissage ont été possibles grâce à l’élargissement de l’offre aérienne. Le remplissage des chambres supplémentaires a été facilité par la disponibilité de sièges additionnels. Cela est le résultat de la politique initiée par le gouvernement et le ministre Xavier-Luc Duval. L’augmentation du nombre de sièges desservant la destination mauricienne a eu comme résultat une attitude plus commerciale de la part des compagnies aériennes traditionnelles. Ces dernières ont bien réagi et c’est la destination mauricienne qui en a profité.
● <B>Comment se présentent les six prochains mois pour NMH ? </B>
Le deuxième semestre qui commence avec le mois d’avril a bien démarré pour les hôtels du groupe. Quant au reste de la saison, il s’annonce nettement meilleur qu’en 2006 sur tous les marchés. A ce jour, il n’y a aucun facteur négatif qui puisse perturber un marché ou un autre. Donc à Beachcomber, nous sommes bien confiants pour le deuxième semestre de notre année financière. Nous entrevoyons une très belle croissance pour l’ensemble de l’année financière se terminant au 31 septembre 2007.
● Dans quelle mesure la campagne “Dream is a serious thing” contribue à la performance du groupe ? </B>
Cette campagne a permis de consolider l’image des hôtels du groupe. Elle a créé un momentum et a donné un sens de direction à tous ceux qui travaillent dans la promotion et la vente de nos hôtels sur tous nos marchés, et à notre équipe commerciale à Maurice et aux Seychelles. Cette campagne a certainement contribué à notre performance, même s’il est encore trop tôt pour évaluer son incidence.
● <B>En décembre 2006, vous avanciez une croissance des arrivées touristiques à deux chiffres sur le plan national. Maintenez-vous cette prévision ? </B>
Au niveau national, le pays a, durant les trois premiers mois, connu une croissance de 16,6 %. Au mois d’avril, la croissance a été de 22,6 %. A Beachcomber, la croissance pour le mois d’avril a été de 27 %. Sur la base des chiffres du mois d’avril et des réservations déjà existantes pour les six prochains mois à Beachcomber, je pense que le pays devrait faire en 2007 une croissance de 10 %, voire un peu plus.
● <B>A quoi est dû le retour de cette croissance à deux chiffres ? </B>
La destination mauricienne est une valeur sûre. Elle n’est pas un phénomène de mode. Maurice est aujourd’hui une référence au niveau de la qualité de son hôtellerie. Selon les tour-opérateurs, le retour clientèle à Maurice est parmi les meilleurs au monde. Quand on enlève les freins à la vente, cela donne de très bons résultats.
Pour qu’une destination touristique marche, il faut que les trois maillons de la chaîne : tour-opérateurs, compagnies aériennes et hôtels, travaillent en harmonie pour satisfaire les marchés et les développer. C’est le rôle de l’Office du tourisme de veiller à ce qu’il y ait une synergie entre ces trois acteurs. Le ministre Xavier-Luc Duval a été un élément fédérateur dans la création de cette synergie.
<I>Propos recueillis par<</I> <B>Alain BARBÉ</B>
Publicité
Publicité
Les plus récents