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Des doigts de fée
Sarita Mohun, jeune mère de famille de Petit-Paquet, veut tracer sa propre voie dans le domaine de la petite entreprise. Elle passe des heures à enfiler de minuscules perles artificielles et à les fixer sur des saris, churidars et autres tenues vestimentaires. Mais jusqu’ici, elle n’a pas encore commercialisé ses produits.
Sarita, 25 ans, a de la patience à en revendre, quand on réalise la somme de travail abattue pour un ouvrage. En effet, elle a pris un mois pour décorer un sari noir de petites boules couleur or et argent.
“Comme on trouve facilement ces perles dans les magasins de fournitures, j’ai décidé, il y a six ans, de tenter le coup. J’ai aimé le résultat. Je porte ce sari”.
<B>Une mère exemplaire</B>
La jeune femme a appris la couture et la broderie à l’âge de 16 ans. Elle a été initiée par sa maman, Radhika Ramtohul, qui travaillait comme couturière dans son village natal, à Sébastopol.
Aujourd’hui, Sarita confectionne, elle-même, des churidars, des robes et d’autres vêtements féminins pour la famille. “Maintenant que je me suis jointe à une coopérative de femmes à Bel-Air-Rivière-Sèche, je songe sérieusement à vendre mes produits lors des expos-ventes. Je veux aussi, plus tard, ouvrir ma propre boutique de prêt-à-porter”.
Récemment, la jeune femme a élargi sa panoplie de produits. Elle peint des motifs sur toile et confectionne des rideaux.
Très dévouée, elle trouve du temps pour prêter main-forte à son époux, Vikash, qui tient le restaurant Zenga , à Petit-Paquet. “J’y suis de 16 heures à 18 heures après avoir accompli les travaux ménagers. Je m’occupe surtout de la cuisine du resto. Ensuite, je dois retourner à la maison pour préparer à manger pour la famille”.
Sarita envisage de suivre des cours sur la cuisine chinoise. “Je pense qu’il y a une lacune dans le village. Les restaurants ont tendance à proposer de la cuisine indienne et non pas la cuisine chinoise dans la région”.
Mère exemplaire, Sarita trouve toujours le temps pour ses deux enfants, Simmi, 5 ans, et Vimmi, deux ans et demi. En fait, celles-ci n’arrêtent pas de tourner autour d’elle qui ne manque jamais de leur donner des marques de tendresse.
Malgré son emploi du temps chargé, Sarita ne se plaint pas. Elle veut toujours mieux faire parce qu’elle symbolise le modèle de la débrouillardise féminine…
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