Publicité
Des tensions apparaissent ?
La campagne pour l?élection du président et du vice-président au conseil des districts de Pamplemousses-Rivière-du-Rempart a démarré. Ces élections sont prévues pour le début de juillet. Malheureusement le début de la campagne a été marquée par un regrettable incident qui s?est produit lundi dernier entre l?actuel président, Ranjiv Woochit et la vice-présidente, Sandhya Boygah. Le président a même consigné une déposition au poste de police de Piton.
L?incident s?est déroulé au bureau du président. Il trouve son origine dans la démarche de Sandhya Boygah de rechercher le soutien de Ranjiv Woochit pour sa quête du fauteuil présidentiel. Ranjiv Woochit n?a pas voulu soutenir la conseillère de Rivière-du-Rempart et il y a eu une prise de bec entre eux.
A ce jour, Sandhya Boygah a un seul concurrent. Il s?agit de Nitin Seetah, conseiller de Belle-Vue-Maurel. Selon les recoupements d?informations, il dispose du soutien d?au moins 25 conseillers sur 36.
Nitin Seetah a soutenu que ce sera une élection facile pour lui, car il fait l?unanimité parmi une grosse majorité des conseillers. ?J?ai attendu huit ans pour devenir président et je ne comprends pas comment certains essaient de me barrer la route?, a-t-il confié.
Il ajoute que sa campagne est basée sur la sincérité et qu?il ne donne pas de coup bas.
Sandhya Boygah maintient que son tour est venu. ?En décembre 2005, on m?a fait comprendre que Ranjiv Woochit bénéficiait du soutien du Premier ministre. J?ai alors postulé comme vice-présidente. Et on m?a fait comprendre que je serai la prochaine présidente. Maintenant, je regrette que des conseillers aient changé d?opinion?.
Néanmoins, elle souligne qu?elle a le soutien des parlementaires et pas des moindres. ?Tout le monde parle d?honorer les femmes et je ne comprends pas comment certains pensent que je ne puisse pas accéder à ce poste. Ce serait un honneur pour la femme mauricienne?, soutient-elle. Sandhya Boygah croit dur comme fer qu?à l?approche des élections, elle aura le soutien d?une majorité. Elle affirme que, pour le moment, ils sont nombreux à ne pas vouloir afficher leur préférence pour elle, car, ils occupent des postes de responsabilité au sein des comités, mais au fur à mesure que l?échéance électorale approchera, ces conseillers se rallieront à sa cause. Par contre certains analystes, n?écartent pas la possibilité que l?actuel président obtienne un nouveau mandat. Proche du Premier ministre et conseiller dans sa circonscription, le chef du gouvernement peut trancher en sa faveur pour éviter des conflits.
En tout cas, cette élection risque de causer encore bien des remous.
Publicité
Publicité
Les plus récents