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Le NPC débute ses travaux malgré la grogne syndicale

6 mai 2007, 00:00

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Contestation de sa légitimité ou pas, dès ce lundi, le National Pay Council (NPC) va se mettre au travail. « J?ai un mandat à honorer. Notre deadline se termine le 25 mai. Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre du temps », indique Sen Ramsamy, président.

La présidence du NPC a été confiée à une personne ayant une riche expérience professionnelle. Outre son passé de syndicaliste, Sen Ramsamy a été fonctionnaire au sein du ministère du Tourisme, où il a participé à l?institution de la Mauritius Tourism Promotion Authority. Pendant huit ans, il a été directeur de l?Association des hôteliers de l?île Maurice. Il a également été l?initiateur de beaucoup de projets dans le tourisme.

Le tripartisme n?a aucun secret pour lui. Il l?a pratiqué neuf années durant. En 2003, sa performance a été saluée au cours d?une session plénière d?un comité tripartite du Bureau international du travail (BIT). Il présidait le comité qui réunissait entre 300 et 400 délégués du monde entier. Sen Ramsamy insiste que c?est en toute indépendance qu?il va s?acquitter de son devoir.

L?institution du NPC, qui vient remplacer les traditionnelles tripartites, a divisé le mouvement syndical en deux. Pour les syndicalistes Toolsyraj Benydin, Ashok Subron et Reaz Chuttoo, le NPC n?a pas de légitimité. « Sa décision n?aura qu?une valeur administrative. La décision, c?est le gouvernement qui va la prendre. Nous porterons plainte auprès du BIT à travers l?International Trade Union Confederation », soutient Toolsyraj Benydin.

<B>« Une violation des droits des syndiqués »</B>

« Il faut que le gouvernement discute et négocie avec les syndicalistes. La nomination arbitraire de leurs représentants est une violation des droits fondamentaux des syndiqués », souligne, pour sa part, Ashok Subron.

Pour Reaz Chuttoo, le NPC n?est qu?une « institution cosmétique ». Tout comme Toolsyraj Benydin, il exige une compensation de Rs 800.

L?University of Mauritius Academic Staff Union conteste, elle, la nomination de Radhakrishna Somanah comme son représentant au sein de ce conseil.

Pour Yousouf Sooklall, président de la Free Democratic Union, le temps de se mettre au travail est arrivé. « Je vais toutefois insister pour que les travaux du conseil se déroulent en toute transparence. Ce qui implique la possibilité de rendre publics les procès-verbaux. »

Tous les membres de ce conseil sont connus. Quant au gouvernement, il sera représenté par le numéro un de la fonction publique, le secrétaire financier, deux Chief Executives et un secrétaire permanent.

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