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GHOST RIDER
<B>Vu pour vous
Ghost Raté
Il est rare de voir des films aussi mauvais au cinéma. Ghost Rider est un film vide de sens et de style, sans aucun intérêt que celui de détendre ses neurones, car rien à l?écran n?inspire, ni peur, ni émotion, ni fougue, ni rage, ni bonheur. On se borne à regarder pendant deux heures, un catalogue des erreurs ridicules à ne pas commettre dans un film.
On rit, parfois, durant le film. On rit surtout, en sortant de la salle, à force de se moquer de ces scènes, de ses acteurs, de ses dialogues, de ses soi-disant «scènes d?action ».
Ghost Rider est une nouvelle preuve de ce qu?Hollywood peut « offrir » de pire. Après Spider-Man, Hulk ou même Daredevil, comment peut-on s?abaisser à un tel niveau et réduire un héros tel que Ghost Rider, le chasseur de prime des Enfers, à un tel degré nullité ? Le réalisateur Mark Steven Johnson a essayé de refaire la recette superproduction à sa sauce. Il s?est malheureusement trompé d?ingrédients.
Ce n?est plus un film mais une fête foraine, le chaînon manquant entre la maison du rire et le train fantôme. Avec un brin d?humour en plus, Ghost Rider réunirait toutes les qualités d?une parodie dans la veine des Scary Movies. Il y a tout ce qu?il ne faut pas : trop d?humour potache; un héros trop vieux pour le style du film mais que l?on essaie de rendre jeune grâce à une moumoute trop voyante; un personnage féminin plus qu?inutile et qui se résume à une paire de seins largement mis en valeur; des méchants trop peu méchants ...
La liste est trop longue. Et il n?y a rien à sauver, rien à retenir en dehors du fait que l?on a vendu l?âme de Ghost Rider au Diable argent.
La semaine prochaine
<B>En avant-première
Babel </B>
En plein désert marocain, un coup de feu retentit. Il va déclencher une série d'événements qui impliqueront un couple de touristes américains au bord du naufrage (Brad Pitt et Cate Blanchet), deux jeunes Marocains auteurs d'un crime accidentel, une nourrice qui voyage illégalement avec deux enfants américains, et une adolescente japonaise rebelle. Séparés par leurs cultures et leurs modes de vie, chacun de ces quatre groupes de personnes va cependant connaître une même destinée d'isolement et de douleur... Babel est le film du Mexicain Alejandro Gonzalez Inarritu, qui conclut ici une trilogie humaniste, Dans Amours Chiennes, puis 21 grammes et aujourd?hui dans Babel, Inarritu fait se croiser des destins autour de la mort. Babel, en référence à la Tour de Babel de la Bible. Les hommes voulaient atteindre le ciel et Dieu les aurait punis par la création de différentes langues pour que les peuples vivant sur terre ne se comprennent plus. En montrant ces destins perdus, Inarritu veut montrer une idée de la communication humaine, ses ambitions, sa beauté et ses problèmes.
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