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Revue de la Presse
<B>L?Orient le jour
La Turquie sort provisoirement de la crise </B>
La Turquie sort provisoirement de la crise créée par l?affrontement entre le camp laïque, dont l?armée, et le gouvernement islamo-conservateur en se lançant dans des élections législatives anticipées, les deux camps pouvant se targuer d?avoir marqué des points. L?armée, qui est intervenue selon son habitude dans le processus politique avec un communiqué accusant le parti au pouvoir de remettre en cause les principes laïques, a réussi à faire capoter l?élection du ministre des Affaires étrangères Abdullah Gül à la présidence de la République. Cette intervention écrite, forme plus sophistiquée d?intervention que le coup d?État, rélégué aux années 1960, 1971 et 1980, avait suffi à bouter hors du pouvoir, en 1997, un gouvernement dirigé par un islamiste, Necmettin Erbakan.
Seulement cette fois, le gouvernement du Parti de la justice et du développement (AKP) ne s?est pas laissé faire. Tayyip Erdogan peut se vanter d?être le premier chef de gouvernement de l?histoire de la Turquie à avoir dit à l?armée de se mêler de ce qui la regarde, lui rappelant qu?elle «demeure sous les ordres du Premier ministre». Il a donc matière à se poser en champion de la démocratie, tout en ayant maintenu la candidature de son poulain Abdullah Gül. Même si le prochain tour de vote au Parlement, le 6 mai, risque fort de capoter à nouveau, faute du quorum nécessaire.
Une élection chassant l?autre, reste à présent la perspective des législatives du 22 juillet, anticipées de quatre mois, qui convient aux deux côtés comme sortie de crise. La Bourse d?Istanbul ne s?y est pas trompée, repartant à la hausse dès mercredi, la livre turque se stabilisant. Mais il y a fort à parier que l?AKP remporte à nouveau ce scrutin, auquel cas le problème de l?armée et de l?establishment laïque serait simplement reporté.
Qu?est-ce qui leur fait donc si peur dans ces conservateurs religieux, qui se prétendent tout aussi ? voire plus ? démocrates qu?eux ? Une pratique religieuse, même affichée par le port du voile mais modérée, est-elle «un danger sans précédent» pour la République, comme le prétend le président Ahmet Necdet Sezer ? Jusqu?à quel point la société turque adhère-t-elle encore à ce strict sécularisme ? Symboliquement, la laïcité est l?essence même de la République créée en 1923 par Mustafa Kemal Atatürk, dans une lutte acharnée contre toute influence de la religion au nom des « lumières » venues de l?Ouest qui devaient relever le pays des décombres de l?après-guerre.
<B>Jerusalem post
150 000 personnes manifestent contre d?Ehoud Olmert </B>
Plus 150 000 manifestants se sont rassemblés à Tel-Aviv, avant-hier en fin d?après-midi, pour exiger la démission du Premier ministre israélien, Ehoud Olmert, et du ministre de la Défense, Amir Péretz.
L?appel à manifester a réuni juifs religieux, colons, laïques issus de mouvements de gauche, représentants de familles endeuillées par la guerre et soldats réservistes, qui ont tous repris en c?ur le mot d?ordre «démission» à l?encontre des deux responsables politiques, mis en cause pour les décisions prises lors de la guerre du Liban en 2006. La foule a convergé peu avant la tombée de la nuit vers la place Yitzhak Rabin de Tel-Aviv. Selon Uzi Dayan, un des organisateurs, aucun homme politique n?a été invité à s?exprimer lors de ce rassemblement afin de ne pas effrayer une partie de la population. «Il n?y a pas de politiciens, mais c?est une événement politique», a-t-il toutefois ajouté. «Elle vise uniquement à appeler la direction à s?éclipser parce qu?elle a échoué», a affirmé pour sa part le député du Likoud, Gilad Erdan.
Les participants, originaires de tout Israël, brandissaient des panneaux avec comme slogans «le gouvernement doit démissionner», «élections maintenant» ou «Olmert, droite et gauche veulent ta démission». Une immense banderole était marquée de la phrase : «vous avez échoué, rentrez chez vous».
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