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Buckland, Milazar et autres appelés à plus de régularité

3 mai 2007, 00:00

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Gare aux athlètes qui croyaient que l?allocation du ministère de la Jeunesse et des Sports leur était acquise ! La nouvelle équipe dirigeante de la High Level Sports Unit (HLSU) se veut plus stricte dans la distribution des bourses de haut niveau à la centaine de bénéficiaires. Les athlètes qui perçoivent des allocations de l?État sans respecter les critères dont le classement mondial devront, impérativement, faire preuve de régularité s?ils veulent conserver leur allocation. Au cas contraire, celle-ci sera revue à la baisse voire annulée. La HLSU accordera tout de même un temps moratoire aux bénéficiaires. Des objectifs à court terme leur seront, donc, imposés.

Sur les neuf disciplines qui bénéficient de ce privilège de l?État, cinq, à savoir le judo, le badminton, la natation, le tennis et l?athlétisme, ont été appelées à justifier leur requête dans le cas de certains athlètes. ?Dans le cas de l?athlétisme, nous avons décidé de suspendre l?allocation de Jonathan Chimier en attendant des explications de la fédération. Cet athlète n?a participé à aucune compétition ces derniers mois. Toujours, concernant cette discipline, ceux qui se situent dans la catégorie mondiale (Rs 20 000), sans toutefois respecter les critères, devront également faire leur preuve. Cette mesure s?applique, aussi, à la joueuse de badminton, Karen Foo Kune, qui touche, actuellement, la somme de Rs 6 000, bien que son classement mondial ne justifie pas sa place au sein de la catégorie intercontinentale. Sa performance aux Jeux d?Afrique sera, donc, surveillée pour la suite de sa bourse?, insiste Ram Lollchand, président de la HLSU.

Et de poursuivre : ?Pour le tennis, la fédération nous a soumis le nom de Kamil Patel sans préciser ce qu?elle attend de ce joueur. Nous avons noté quelques cas, du même genre, au niveau du judo et de la natation?, explique-t-il.

Ouvrir le débat sur les nouveaux critères

Ce dernier trouve inadmissible que certains athlètes qui bénéficient d?une allocation de l?État manqueront à l?appel pour les JIOI. ?Les JIOI sont nos mini-Jeux olympiques à nous, les pays de la région. Nous avons appris que certains athlètes ne seront pas disponibles?, regrette-t-il.

Le patron de la HLSU veut sans nul doute faire référence à Stéphan Buckland et Eric Milazar qui ont choisi de faire l?impasse sur les JIOI pour se concentrer sur les Championnats du monde qui auront lieu en août à Osaka, Japon. Il faut savoir que dans le cas de l?athlétisme, l?objectif imposé par la HLSU aux athlètes dont Buckland et Milazar sont les 7es JIOI.

Par ailleurs, la HLSU a prévu de rencontrer les fédérations des neuf disciplines concernées par cette aide de l?État pour discuter des nouveaux critères. ?Je tiens à préciser que les mêmes barèmes s?appliqueront à toutes les disciplines avec une différence, bien sûr, dans les cash prizes. On ne peut récompenser au même titre un athlète ayant participé à un Championnat du monde avec plus d?une centaine de pays participants et un autre avec six pays participants?, fait-t-il ressortir.

En ce qui concerne les nouvelles disciplines qui aspirent à faire leur entrée sur la liste des bénéficiaires, Ram Lollchand souligne que seuls le triathlon et le kick-boxing ont fait parvenir leurs propositions concernant les critères à être appliqués. La boxe française, le karaté, la lutte et la pétanque sont également sur la liste d?attente. ?Même si ces disciplines n?ont pas soumis leurs recommandations, nous allons les rencontrer lors de l?exercice de consultation?, soutient-il.

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