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Arvin Boolell veut des actions collectives pour défendre le Protocole sucre

3 mai 2007, 00:00

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?Nous sommes déterminés à nous battre, avec tous les moyens disponibles, afin d?assurer justice et équité, ainsi que le besoin de soutenir le caractère sacré du Protocole sucre qui est un accord intergouvernemental et qui, légalement, engage les pays ACP concernés ainsi que l?UE.? Termes choisis par Arvin Boolell, ministre de l?Agro-industrie, pour confirmer l?intention de Maurice de faire respecter le Protocole sucre.

Le ministre intervenait, lundi, lors de l?ouverture de la 10 e conférence ministérielle spéciale des pays ACP (Afrique Caraïbes Pacifique) sur le sucre qui se tient aux Fidji. Il a dénoncé la politique de la Commission européenne (CE) par rapport aux avantages acquis grâce au Protocole sucre. ?Nous devons maintenant faire face à l?attaque qu?est l?offre de la Commission européenne par rapport à l?accès aux marchés, incluant celui du sucre, dans le cadre des négociations pour des Economic Partnership Agreements. L?offre de la CE équivaut à une attaque au Protocole sucre. Et cela est inacceptable.?

Pour soutenir son argumentation, Arvin Boolell a cité l?article 36 (4) de la convention de Cotonou, selon lequel les pays ACP ainsi que l?Union européenne (UE) ?ont réaffirmé l?importance des protocoles de marchandise?. S?il a tenu à remercier l?UE de son support, il a aussi voulu lancer à cette instance : ?Les offres récentes de la CE sur l?accès aux marchés auront de graves impacts négatifs sur la mise à exécution des plans stratégiques de nombreux pays ACP. Nous voudrions donc demander à l?Union européenne d?accorder une attention particulière à cette question.?

L?unité dans le bloc ACP a aussi été une des questions traitées par Arvin Boolell. Il se dit persuadé qu?une cohésion est nécessaire afin que les pays ACP puissent adopter des stratégies cohérentes et a donc fait un appel à cet effet.

Le ministre Boolell a également relevé que l?exploitation de l?énergie à base de canne à sucre est une des avenues émergentes que les pays ACP se doivent d?explorer. ?La canne à sucre peut devenir une source importante et non-polluante d?énergie. Pour la développer, nous aurons besoin de ressources adéquates, d?investissements privés et de la technologie appropriée, éléments qui transformeront le secteur de la canne de celui de marchandises à celui de l?industrie?, a-t-il précisé.

Des représentants du Mauritius Sugar Industry Research Institute, de la Chambre d?agriculture et de la Mauritius Sugar Producers? Association ont aussi fait le déplacement pour les îles Fidji. Les stratégies déjà engagées et celles qui doivent être adoptées dans le cadre de la réforme sucrière figurent à l?agenda de cette conférence ministérielle qui prend fin demain.

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