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Les brutalités policières en hausse

3 mai 2007, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

La police du Zimbabwe a passé à tabac des centaines de militants mais aussi des gens choisis au hasard, ces derniers mois, à la suite de la campagne de répression contre l?opposition lancée par le gouvernement du président Robert Mugabe, a affirmé hier Human Rights Watch (HRW).

D?après l?organisation américaine de défense des droits de l?homme, la police arrête et brutalise des Zimbabwéens qu?elle accuse de soutenir le Mouvement pour un changement démocratique (MDC), dont le leader Morgan Tsvangirai a été arrêté et battu en mars.

?Les arrestations et les détentions arbitraires et les passages à tabac par la police et les forces de sécurité se sont multipliés en mars et en avril, et continuent au même rythme?, déclare Georgette Gagnon, directrice adjointe de la section Afrique de HRW, dans un communiqué.

Le gouvernement du Zimbabwe a fait savoir à plusieurs reprises qu?il se montrerait sévère à l?encontre des sympathisants de l?opposition, qu?il accuse de préparer une ?campagne terroriste? visant à le renverser avec le soutien de Londres et de Washington, souvent critiques à l?encontre de Mugabe. Dans ce rapport, HRW affirme que la police du Zimbabwe a mené une violente campagne en mars, en rouant de coups des gens pris au hasard dans les rues, dans les centres commerciaux et dans les brasseries de faubourgs de Harare considérés comme des fiefs de l?opposition.

Des policiers sont allés de maison en maison, frappant des habitants à coups de matraque, et ont imposé un couvre-feu informel dans certaines banlieues de Harare, où la répression se poursuit, souligne HRW, se basant sur les conclusions d?une mission d?information de deux semaines dans le pays.

?A l?heure actuelle, personne ne sort après 19h00, à moins de vouloir être frappé?, a affirmé un habitant de la banlieue de Harare, cité par HRW.

L?ONG appelle la police et les forces de sécurité du Zimbabwe à cesser de recourir à une force excessive contre les manifestants et d?intimider les militants, ainsi que le reste de la population.

Autrefois l?un des pays les plus prospères d?Afrique, le Zimbabwe est frappé par une crise économique se traduisant notamment par une inflation à 2 000 %, un chômage de plus de 80 % et des pénuries de nourriture et de carburant.

Ses détracteurs imputent cette situation à Mugabe mais, selon lui, ce sont les sanctions occidentales contre son régime qui ont plongé l?économie zimbabwéenne dans la crise.

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