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Planète en danger : Agissons

28 avril 2007, 20:00

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Sandrine AH-CHOON et Kaline RAULT

Les faits sont là, les chiffres sont hallucinants et ont de quoi donner des sueurs froides. Selon l?association Green-peace, 224 types de mammifères sont en voie de disparition, de même que 177 espèces d?oiseaux. Certaines zones géographiques du monde sont également menacées. Le Népal en est un exemple.

En effet, la fonte des glaciers de l?Hi-malaya pourrait bien submerger de nombreuses vallées habitées. Pour ce qui est du Bangladesh, les prévisions ne sont guère meilleures. Ainsi, il se pourrait qu?en 2050, plus de 14 millions de Bangladais soient forcés à l?exode à cause de la stérilisation des sols, provoquée par l?élévation du niveau de la mer.

En bref, la planète va mal, et elle est en danger. Devant un tel constat, et face aux prévisions catastrophiques, l?environnement tient désormais une place importante dans les prises de décisions de diverses instances. La sensibilisation au niveau international se fait plus pressante. Depuis 1970, le 22 avril a ainsi été décré-té Journée internationale de la Terre, et elle est aujourd?hui célébrée par plus de 500 millions de personnes à travers le monde. Même si cet événement a été fêté il y a une semaine, il n?y a pas de date obligatoire pour en parler. Notre planète est l?affaire de tous les jours.

Et elle nous concerne au premier chef, car nous sommes à la fois les fautifs et ceux qui en font les frais. Par souci de confort, de modernisme, nous détruisons peu à peu la Terre. Les révolutions industrielles et technologiques se sont fai-tes à une vitesse foudroyante, sans toutefois prendre en compte les répercussions sur l?environnement. Et aujourd?hui, les résultats parlent d?eux-mêmes.

Ainsi, l?activité humaine provoque un réchauffement accéléré de la planète, et ce, à cause des émissions de gaz à effet de serre. Selon le rapport de 2007 de l?Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC), il y a au moins 90 % de probabilité que les émissions de gaz à effet de serre dues à l?activité humaine soient la cause du réchauffement climatique.

Les plus gros pollueurs sont les pays industrialisés tels que les États-Unis, et aujourd?hui, la Chine et l?Inde sont également montrées du doigt. Toolseeram Ramjeawon, Associate Professor in Environ-mental Engineering précise : « Le changement climatique est dû principalement aux pays développés. Maurice ne contribue que pour une infime partie. Un Mauricien produisait en moyenne 2,7 tonnes de CO2 par an en 2005, comparé à 15, voire à 20 tonnes pour quelqu?un qui vit dans un pays développé. »

Ne pas rester les bras croisés

Les choses s?aggravent et il faut agir vite. Avec l?environnement qui est affecté de jour en jour, les répercussions se font sentir, comme le souligne Vassen Kauppaymuthoo, ingénieur en environnement. « C?est une très lourde responsabilité, et il faudra l?assumer un jour ou l?autre, car l?argent ne remplacera jamais ce patrimoine inestimable. La stabilité sociale et celle de l?environnement sont inti-mement liées », affirme Vassen Kauppaymuthoo.

Heureusement que la conscience écologique gagne du terrain. L?environnement sera même un des principaux sujets de discussion lors du prochain sommet du G8. Les grandes entreprises du monde affichent, elles aussi, leur souci écologique avant de prendre certaines décisions. Par exemple, l?allemand Adidas a enlevé toute matière non biodégradable dans la fabrication de ses chaussures.

Si les discours sur le plan local se font rarement entendre, et si, malheureusement, il n?existe pas de Nicolas Hulot chez nous pour faire constater l?ampleur des dégâts, les Mauri-ciens ne doivent pas pour autant rester les bras croisés.

En tant que pays insulaire, Maurice doit, par-dessus tout, arriver à trouver des moyens de s?adapter. Vassen Kauppaymuthoo ne manque pas de le faire ressortir : « Le problème est d?ordre global et Maurice est déjà affectée. Il ne faut pas vivre dans une bulle, mais établir des plans de relogement des gens qui seront touchés, plus particulièrement ceux qui devront quitter la zone côtière dans quelques dizaines d?années. »

Chacun d?entre nous doit s?y mettre et faire de son mieux. Collectivement, des gestes simples peuvent produire des résultats conséquents et surprenants pour réduire les risques de catastrophes.

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