Publicité
Des copropriétaires de la NHDC
La National Housing Development Co. (NHDC) a réalisé leur rêve :ils sont devenus propriétaires de leur appartement. Ces logements ont, ainsi, permis à de nombreuses personnes de ne plus vivre au gré des locations de maison, de localité en localité.
Et lorsqu?ils ont pris possession de leur logement, ces heureux propriétaires ont pris l?engagement de souscrire à une vingtaine de règles de vie sous le régime de la copropriété.
Il s?agit, entre autres, de l?interdiction :
-
D?exercer des activités commerciales, économiques ou professionnelles à domicile.
-
De sous-louer leur appartement.
-
De faire clôturer les parties communes des bâtiments pour en faire usage à titre privé.
-
De modifier l?harmonie de l?immeuble en changeant l?aspect des balustrades, des fenêtres, des rampes, etc.
-
D?élever des chiens ou autres animaux de compagnie.
-
D?utiliser à titre personnel ou d?obstruer les passages, vestibules, escaliers, paliers, couloirs, et autres espa-ces communs.
Pour ce qui est de la violation des espaces communs par l?édification de constructions et la modification dangereuse de la structure des appartements, la NHDC, promotrice de ces projets de logements, est on ne peut plus claire : « Il incombe aux collectivités locales (municipalités et conseils de district) de prendre des sanctions car il s?agit là d?activités illégales. Ces personnes n?ont pas obtenu, au préalable, de permis ou pour agrandir leurs appartements, ou pour pouvoir exercer une activité commerciale », soutient Sunil Anuth, directeur administratif de l?organisme.
Pourtant, aussitôt installés dans leur nouvelle demeure, certains se sont mis à violer les engagements qu?ils ont pris. Dans certains endroits, comme à Camp-Levieux par exemple, les cas d?empiétement sur les espaces communs frisent la provocation. Des blocs de bâtiments sont ajoutés à la structure existante, au gré de la fantaisie de certains copropriétaires.
Résultat : les espaces communs prévus sont considérablement réduits. Devant l?absence d?une autorité capable de les réprimer avec vigueur, la liste de ces contrevenants s?allonge de jour en jour. La majorité silencieuse se tait et hésite à mettre au pas une minorité qui veut faire la pluie et le beau temps, alors que les autorités compétentes font la sourde oreille.
« Lorsque la violation des règles de vie en copropriété les arrange, bon nombre de ces personnes font comme si ces règles n?avaient jamais existé. Il s?agit là d?une absence totale de respect envers les autres. Mais on ne doit pas désespérer et plutôt miser sur les jeunes qui sont les adultes de demain. Il faut leur inculquer de bonnes habitudes. Peut-être qu?ils seront en mesure d?influencer leurs aînés », affirme Désiré Guildary, ex-syndic des appartements de la NHDC de La Caverne, Vacoas.
Fort heureusement, le non-respect des règles de copropriété n?est pas l?apanage de tous. Il exis-te, en effet, des résidents qui prennent soin d?avertir leurs voisins immédiats de l?organisation imminente d?une petite fête ou d?un mariage.
De même, les personnes qui ont eu l?autorisation d?ériger des structures recouvertes de prélarts s?efforcent de les démonter dans les plus brefs délais.
Quant à ceux dont les moyens le leur permettent, ils vendent leur appartement, préférant s?en aller plutôt que de squatter les espaces communs comme le font certains citoyens sans scrupules, déterminés à défier quiconque oserait les ramener à la raison.
Publicité
Publicité
Les plus récents