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La MBC théâtre de harcèlement sexuel ?

6 avril 2007, 20:00

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Autant de choses se passent derrière l?écran que devant à la Mauritius Broadcasting Corporation (MBC). Une nouvelle affaire de m?urs y a éclaté hier, impliquant Ambernath Mossae, l?homme derrière des émissions comme Hum Tum et Hum Bhi et sa collègue Kiran Chuttoo-Jankee, freelance news editor à la rédaction en hindoustani depuis six ans.

Ambernath Mossae, senior news editor à la MBC, est accusé provisoirement de vagabondage. Il nie l?allégation faite contre lui. Il a comparu devant le tribunal de Mapou, hier. La police n?a pas objecté à sa remise en liberté sous caution. La magistrate Meena Ramkaun a accédé à la demande de son avocat, Me Ashvin Kandhai.

Selon la déposition de la plaignante, elle était chez elle à Petit-Raffray à 8 h 30 hier quand Mossae est arrivé dans un taxi. Il aurait ouvert le portail pour entrer dans sa cour et l?aurait appelée. Son époux, Vikramsing, et des proches l?ont maîtrisé, dit-elle, avant que la police de Goodlands ne soit alertée. Celle-ci l?a embarqué.

C?est ainsi que le rideau s?est levé sur cette affaire. Selon Kiran Jankee, son collègue qu?elle connaît depuis un an, la harcèle sexuellement. Mossae, lui, avance qu?il a été piégé. «Cela fait trois semaines que les relations entre Ambernath Mossae et moi ont atteint un point de non-retour», raconte Kiran Jankee.

«Mossae est mon supérieur et j?ai entretenu des relations cordiales avec lui. Nous étions assez amis et il nous arrivait d?échanger des sms? Mais c?était avant que je ne réalise qu?il avait des vues sur moi», continue Kiran Jankee. Elle dit avoir commencé à se méfier de lui quand il s?est montré «indûment possessif» et «jaloux».

Selon la journaliste, Mossae ne supporterait pas qu?elle parle à d?autres collègues du sexe opposé. Il se montrerait insultant, les accusant d?être ses amants. «Il voulait que je quitte mon mari. Il voulait m?épouser dans un temple et quand j?ai refusé, il s?est fait menaçant. I am a mad person Kiran. Don?t provoke me. I can do anything, m?a-t-il averti à plusieurs reprises.» Il y a trois semaines, Mossae lui aurait confisqué son téléphone portable. «Quand je le lui ai réclamé, il m?en a remis un autre, neuf, le lendemain. J?ai refusé de le prendre et j?ai fait verrouiller mon numéro. Il ne l?a jamais rendu.»

<B>Séquestration</B>

Kiran Jankee aurait menacéd?aller se plaindre à la police. «Il s?est moqué de moi en me disant de ne pas oublier qu?il a été le campaign manager du Parti travailliste. Il m?a fait comprendre que la police et le gouvernement dan so lamin.» Elle avoue avoir pris peur et l?avoir évité. Mais il lui aurait dit qu?il pouvait la «finir» du fait qu?il était parvenu à traficoter son téléphone. «I will teach you a lesson for what you are doing», lui aurait-il dit. Kiran Jankee affirme qu?il a menacé de raconter à son mari et ses beaux-parents qu?elle avait une liaison avec lui.

Finalement, elle l?a rapporté au président du conseil d?administration de la MBC, Fareed Jangeerkhan, jeudi. Ayant eu vent de sa démarche, Mossae l?aurait brutalisée dans le parking de la MBC. Plus tard, il serait venu s?excuser et l?aurait priée de l?accompagner au temple le lendemain afin qu?il lui demande pardon devant Dieu.

« Je lui ai dit que je ne viendrai pas. Il m?a dit qu?il attendrait quand même. Ce matin, vers 8 h 30, il m?appelle pour me demander où je suis. Quand je lui ai dit que je ne viens pas, il s?est pointé chez moi. Mon mari et des membres de ma famille se sont mis en colère et l?ont séquestré avant d?appeler la police.»

Ses voisins, eux, affirment que les proches de Kiran Jankee auraient tiré Mossae de force de son taxi qui se serait arrêté à une cinquantaine de mètres de son domicile. «Fam la so mari ti atrap li par so kole ek so bofrer ti atrap so lebra ek zot fin amen li dan zot lakour ek zot finn bat li», allègue un jeune villageois.

«C?est clair et net que j?ai été framed. Comment et pourquoi ? Je le dirai plus tard. Pour l?instant, je laisse la justice suivre son cours. Je n?ai rien à me reprocher. Tout ce qu?elle avance est faux. Je ne ferai rien qui puisse nuire à la réputation de la MBC. Mais je tiens à la prévenir. Attention à l?effet boomerang», réagit Ambernath Mossae. Plus tôt dans la journée, il s?est expliqué à une radio privée. Il a laissé entendre que Kiran Jankee lui courait après, qu?elle était «mad about me». Il a aussi avancé qu?elle avait beaucoup d?«affairs» à la MBC. Selon lui, c?est quand il aurait voulu la démasquer qu?elle aurait comploté contre lui. Affaire à suivre...

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