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Les villas font le plein
Sold out ! Les 119 villas de Tamarina qui tombent sous le projet d’integrated resorts scheme, (IRS) de Médine, à Tamarin, ont toutes trouvé preneurs. 30 seront livrées ce mois-ci et 70 autres en juillet et août. Médine ne cache pas sa satisfaction. La formule IRS, longtemps restée au stade embryonnaire, est en train de faire recette.
Peter Llewellyn, de l’agence Pam Golding, l’un des revendeurs les plus actifs sur le nouveau marché des IRS, est enthousiaste. “Tous sont plus positifs aujourd’hui, ce qui n’était pas le cas quelque temps de cela. Ce n’est pas un hasard si le gouvernement a préconisé la formule du fast track. Les promoteurs se rendent compte que les produits se vendent et le marché a atteint déjà une certaine maturité”, explique cet expert de l’immobilier.
Mais il y a eu des doutes… Tamarina a mis cinq ans pour sortir de terre. Le projet du groupe CIEL, Anahita, le plus grand chantier de Maurice sur plus de 200 hectares, à Beau-Champ, arrive enfin à maturité, cela après des mois de tractations et de batailles légales avec les communautés locales. 70 résidences sur la mer sont vendues ainsi que 25 villas qui feront partie d’un complexe géré par la prestigieuse chaîne hôtelière Four Seasons.
“Le fait que les ventes se soient concrétisées indique que nous sommes bel et bien passés de la théorie à la pratique”, résume David Martial, le responsable de communication de CIEL. La destination Maurice commence donc à trouver sa place sur la carte mondiale des résidences de luxe, surtout grâce à des efforts de marketing soutenus et agressifs, en direct sur les marchés.
Chaque projet cible un marché spécifique. Européens pour la majorité, mais également Sud-africains, anglophones ou francophones, les nouveaux propriétaires de villas IRS sont souvent des inconditionnels de Maurice. Ils ont donc choisi d’y élire domicile ou plus précisément d’y passer une partie de leur temps.
L’État peut engranger les benefices</B>
Ils achètent à Maurice parce qu’ils sont familiers de la zone. C’est le cas des francophones, souvent en poste en Afrique. Ceux qui achètent à Beau-Champ, sont plutôt anglophones. C’est aussi, pour eux, l’opportunité d’acquérir une propriété dans une destination qui s’ouvre.
Ils sont également, dans beaucoup de cas, amateurs de golf. Ceux qui ont choisi Tamarina ont des enfants qui sont des amateurs de sports nautiques (le surf, surtout, avec le spot de la baie de Tamarin à proximité).
Mais, surtout, les propriétaires de villas IRS ont le portefeuille bien rempli. Une villa à Anahita coûte entre Rs 25,2 et 30,3 millions et peut aller jusqu’à Rs 170 millions environ !
Aujourd’hui, Peter Llewellyn est formel. Le marché peut absorber les 4 200 unités prévues, à terme. C’est ce que pense également un des experts qui a travaillé sur le projet Tamarina. “Une vingtaine de projets et quelques milliers d’unités ne sont qu’une goutte d’eau sur le marché international. Donc, si les projets gardent leur critère de qualité, il n’y a pas de raison pour qu’ils ne réussissent pas”, note-t-il.
Et l’Etat peut lui aussi engranger les bénéfices. En termes de taxes directes, surtout, il touche, sur chaque villa, Rs 70 000 de duty, 5 % sur la valeur du terrain, plus la taxe sur la valeur ajoutée sur le coût de construction. “Sur un budget de Rs 15 milliards, pour le projet Anahita, on se fait une idée de ce que va gagner l’État”, résume David Martial.
Mais l’activité économique sera, elle aussi, importante. “CIEL devrait faire une étude sur l’impact social des IRS”, indique David Martial. Pour les propriétaires d’abord. Ainsi, les villas d’Anahita pourront également être mises en location sur le marché international. Elles bénéficieront du label Four Seasons.
Pour les communautés locales, surtout, les programmes de formation et d’embauche deviennent des réalités. Tamarina emploie environ 40 personnes dans les clubs. D’autres emplois seront créés dans l’entretien, la sécurité et l’administration de la propriété. En attendant d’autres opportunités.
<B>165 villas aux Salines</B>
La société Mauritian Properties Partnership croit dans les IRS. Elle a deux projets, l’un au Morne, l’autre aux Salines de Rivière-Noire (et un projet hôtelier à Pointe-Jérôme). Elle a déjà injecté Rs 525 millions ce qui fait d’elle l’un des plus gros investisseurs britanniques dans l’île. C’est le projet des Salines qui va démarrer cette année. Il comprend 165 villas, un hôtel qui sera géré par Hotels Constance, un “beach club”, un parcours de golf et 40 golf villas. “Le Morne, on laisse passer pour l’instant”, fait-on comprendre chez MPP. Il n’y aura donc pas de coups de pioche en avril comme annoncé. Mais le projet tient bon.
<B>Des projets à la pelle</B>
Ils sont une vingtaine et sont disséminés un peu partout autour de Maurice. Les IRS nécessiteront des investissements de Rs 120 milliards. Au total, 4 600 unités seront construites sur tout le territoire. Les promoteurs sont mauriciens, anglais, français, sud-africains et indiens.
Les projets se situent principalement sur le littoral, près ou à proximité des côtes, du nord au sud et de l’est à l’ouest. Les régions concernées sont Balaclava, Flic-en-Flac, Rivière-Noire, entre autres. Villas de luxe, parcours de golf, marinas et complexes de loisirs, les IRS se développent selon un concept qui commence à faire école. À ce stade, seuls deux projets ont été complétés ou sur le point de l’être : Tamarina et Anahita. La clientèle est surtout britannique, française, sud-africaine. Le prochain projet sur la liste est celui de Pristine Villas, à Bel-Ombre. À un stade avancé, il sera présenté le 13 mars, au Marché international de l’immobilier, à Cannes, en France.
Les projets les plus avancés sont ceux du groupe Accor à Bel-Ombre. Le projet de Mauritian Properties Partnership, aux Salines devrait, lui, démarrer ses travaux dans les prochains mois. Le gouvernement espère que ces projets devraient créer, au total, entre 10 000 et 12 000 emplois directs dans les cinq à dix années à venir.
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