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Nouvelle configuration

28 février 2007, 00:00

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<B>Par Akilesh ROOPUN</B>

L?industrie sucrière amorce une nouvelle phase de sa restructuration avec les amendements au ?Sugar Industry Efficiency Act (SIE)?. Certes, les sucriers auraient souhaité des changements plus en profondeur, conformément à la volonté du secteur sucre à se réorienter vers une industrie de la canne. Toutefois, l?industrie pourra, avec les dispositions légales existantes, accélérer son dégraissage.

La réduction des coûts de la main-d??uvre est essentielle pour faire face à la baisse des recettes sucrières anticipées. Les opérateurs devront vivre avec une chute de 36 % dans le prix du sucre expédié vers l?Europe à partir de 2009. La ?sugar diplomacy? a fait son temps. Il faut maintenant agir localement pour rehausser la compétitivité de cette activité à travers des réductions des coûts d?opération et les nouvelles sources de croissance dont l?énergie et l?éthanol.

La réduction des effectifs a un important coût social. La note (comprenant les compensations, les pensions et les terres résidentielles mises à la disposition des retraités) peut aller jusqu?à Rs 5 milliards. Les mesures d?accompagnement de l?Union européenne (UE) seront utilisées pour financer exclusivement cette enveloppe sociale en grande partie.

Les sucriers déplorent le fait qu?ils n?aient pu obtenir ces fonds pour financer leurs nouveaux projets de production d?énergie, de distillerie et de raffinerie. Ces investissements sont nécessaires pour donner du sens au ?cluster? canne à sucre qui prévoit une meilleure mise en valeur des sous-produits de la canne.

D?autre part, les amendements au ?SIE Act? ne font aucune provision pour ce sous-secteur du sucre. Le gouvernement dit ne pas vouloir donner l?impression qu?il est en train de privilégier les sucriers en ce qui concerne la production d?éthanol, alors qu?un opérateur non sucrier, en l?occurrence Alcodis, est déjà dans cette activité.

L?UE, les gros producteurs et même les petits planteurs attendent que le gouvernement définisse une politique d?énergie cohérente. Le gouvernement a laissé passer une occasion pour éclaircir sa position sur la question. Les petits exploitants veulent leur part du gâteau en revendiquant une meilleure rémunération des sous-produits ainsi qu?une participation directe aux nouveaux projets d?énergie et autres de l?industrie.

Autant d?éléments qu?il faut réunir dans la nouvelle équation sucrière. Mais il faut aussi voir le secteur sucrier au-delà du contexte sucre et des produits annexes. Les actions sucrières sur la Bourse demeurent robustes malgré les incertitudes qui planent sur cette activité. En effet, les investisseurs perçoivent les compagnies sucrières davantage comme des développeurs immobiliers et fonciers que des producteurs de sucre et d?énergie.

Le succès commercial des ?integrated resorts schemes? (IRS) à capitaux sucriers vient changer bien des données dans l?équation. Du reste, le Sugar Investment Trust a bien compris la nouvelle configuration des ?sugar corporates? en investissant lui aussi dans les IRS et dans l?hôtellerie de luxe. Il est grand temps de recentrer le débat sucre sur de nouvelles pistes.

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