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Accusé de sodomie par une handicapée mentale

22 février 2007, 00:00

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Elle avait disparu pendant vingt jours. Lorsqu?elle est rentrée, cette habitante de Rose-Hill a expliqué avoir été sodomisée par un soudeur chez qui elle vivait. L?homme a été arrêté. Il nie les faits.

Elle a un handicap mental, lui une famille. Mais Jean André Rose, 34 ans, n?en aurait pas moins abusé de la naïveté de cette habitante de Rose-Hill âgée de 21 ans. Il l?aurait, selon la version donnée à la police par la plaignante, emmenée chez lui. Et elle y serait restée une vingtaine de jours pendant lesquels ils auraient eu des relations sexuelles et l?homme l?aurait également sodomisée.

La jeune fille a, en présence de sa mère, consigné sa déposition au poste de police des Casernes centrales pendant la journée de lundi. Le Dr Sudesh Kumar Gungadin, Principal Police Medical Officer qui l?a examinée, a confirmé qu?il y a eu agression sexuelle. Jean André Rose, alias Steve, un habitant de Port-Louis qui travaille comme soudeur à la Compagnie mauricienne de textile, a été arrêté mardi soir. Il admet avoir eu des rapports sexuels avec la victime mais nie l?avoir sodomisée. Selon sa version, elle lui aurait proposé de le faire, mais il aurait refusé.

Reconstitution des faits

Peu après 10 heures hier, le suspect a quitté le centre de détention d?Alcatraz, aux Casernes centrales, pour être présenté devant le tribunal de troisième instance de Port-Louis. Une accusation provisoire de sodomie a été retenue contre lui. A la demande du Police Prosecutor, le magistrat l?a maintenu en cellule policière jusqu?au mercredi 28 février. Il est prévu qu?il participe, aujourd?hui, à une reconstitution des faits à son domicile. En attendant, il a été examiné par le Dr Sudesh Kumar Gungadin.

Une déposition de ?missing? avait été consignée au poste de police de Rose-Hill par la mère de la jeune fille car elle n?était pas rentrée chez elle pendant quelque 20 jours. C?est lorsqu?elle a regagné le toit familial, lundi, qu?elle a fini par raconter ce qui lui était arrivé. Cet homme, dit-elle, n?était pas, comme elle le croyait, célibataire.

Répondant aux questions des enquêteurs, la présumée victime a expliqué, en s?égarant de temps à autre dans ses réponses, qu?elle avait eu le numéro de téléphone du dénommé Steve à travers son cousin. C?est ainsi que le samedi 27 janvier, elle aurait téléphoné à cet homme ?pou koz koze?. Jean Rose lui aurait proposé de venir le rencontrer à Port-Louis mais elle aurait insisté pour qu?il vienne la voir à Rose-Hill.

Tous deux, déclare-t-elle, se sont ensuite rendus à Port-Louis en autobus. Et elle serait restée chez le suspect, ne sachant pas qu?il était marié et père de famille. Elle aurait toutefois appris la vérité le lendemain, quand sa femme a, dit-elle, regagné le toit conjugal. Une violente dispute aurait éclaté mais Jean Rose aurait insisté pour qu?elle reste. Ainsi, l?épouse se rendait, semble-t-il, de temps en temps à Pointe-aux-Sables tandis qu?elle était hébergée à son domicile.

Maltraitée par l?épouse

Tout en admettant qu?elle était consentante, la plaignante affirme avoir fait des reproches à Jean Rose. ?To finn pran mo virzinite, to finn pran mo virzinite?, n?aurait-elle cessé de lui répéter. Malgré tout, soutient-elle, l?homme l?aurait gardée près de lui et ils auraient eu des rapports quotidiennement. Elle fait toutefois ressortir qu?elle repoussait le suspect lorsqu?il la sodomisait. Mais ce dernier, dit-elle, la maîtrisait.

Durant la vingtaine de jours où elle aurait vécu chez ce couple, elle aurait aussi été maltraitée par l?épouse qui lui en voulait et lui lançait ?to finn pran mo mari? To bizin ale aster mo anvi retourn ar mo mari?.

L?enquête dans cette affaire est menée par l?inspecteur Roshan Kokhil et le sergent Pandhoo, du poste de police des Casernes centrales, sous la supervision du chef inspecteur Gess Appaya.

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