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Les profits augmentent de 24,2 % en 2005-06
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Les profits augmentent de 24,2 % en 2005-06
Le secteur bancaire est en forte progression. Le dernier rapport annuel de la Banque de Maurice indique que les 19 institutions bancaires du pays ont généré au total des bénéfices de Rs 7,8 milliards en 2005-06, soit une croissance de 24,2 % sur cette année financière.
La croissance du business est tirée principalement par la hausse des revenus autres que les intérêts perçus sur les crédits (non-interest income). Ce courant de recettes comprend les commissions bancaires, les bénéfices sur les opérations de devises étrangères et les dividendes et plus-values réalisés sur les investissements dans les actifs financiers. Malgré les conditions difficiles sur le marché des changes, les banques ont généré des non-interest income de Rs 4,1 milliards, soit une hausse de 7,8 % par rapport à 2004-05.
Les banques exploitent aujourd’hui une large palette de créneaux.
La part des frais et de commissions bancaires dans les revenus opérationnels est passée de 10,7 % à 15,9 % de 2004-05 à 2005-06.
Les agences bancaires locales élargissent leurs horizons et s’engagent de plus en plus dans des opérations de financement internationales.
En 2005-06, les activités transfrontalières ont rapporté Rs 3,6 milliards, soit 39,7 % de la totalité des intérêts nets perçus.
Les intérêts nets (la différence entre les intérêts générés sur les prêts et les intérêts payés sur les dépôts) ont augmenté par 15,5 % (Rs 8 milliards à Rs 9,2 milliards). Cette performance s’explique par la hausse dans l’écart dans les intérêts entre les avances et les dépôts ainsi qu’un meilleur rendement sur les prêts.
Le secteur bancaire a prêté Rs 165 milliards (une progression de 13 % sur l’année fiscale) au gouvernement et aux entreprises locales en 2005-06. Ce chiffre représente une hausse de 13 % par rapport à l’année précédente. Les services financiers, la construction, le tourisme et la distribution sont les principaux bénéficiaires des financements accordés au secteur privé.
En sus d’une meilleure rentabilité, les banques affichent une meilleure santé avec une réduction notable dans le montant des crédits qui ne sont pas remboursés à temps. Le ratio des avances non performantes par rapport aux avances totales est passé de 4,18 % à 3,44 % durant la période en question. Les banquiers mettent beaucoup d’accent sur la qualité de leurs portefeuilles de crédits. Ils procèdent à des vérifications plus rigoureuses de la capacité financière de leurs clients avant de leur avancer des prêts.
Selon le rapport de la Banque centrale, la création de la Mauritius Credit Information Bureau (MCIB) en 2005 aidera les banques à obtenir des informations vitales sur le niveau d’endettement de leurs clients. Le MCIB permet une meilleure évaluation des dossiers des demandeurs de prêts et, éventuellement, une réduction dans le niveau des créances douteuses dans leurs portefeuilles de crédits.
La Banque de Maurice a introduit, au cours de ces dernières années, de nouvelles règles portant sur la gestion des risques de crédit. Le secteur bancaire s’apprête, d’autre part, à adhérer aux standards de régulation encore plus stricts de Bâle II à partir de 2008.
La Banque centrale travaille en étroite collaboration avec les opérateurs pour les préparer au nouvel encadrement de supervision.
EN CHIFFRES
L’“e-banking” gagne du terrain</B>
■ Les banques utilisent de plus en plus les technologies de l’information pour servir leurs clients. Le nombre de clients qui ont recours aux services bancaires via l’Internet est passé de 24 812 à 33 253 entre juin 2005 et juin 2006. Cinq opérateurs offrent des facilités d’“e-banking”. Le “phone banking” se fait aussi davantage d’adhérents : 61 185 utilisateurs en 2005-06 contre 52 830 dans la période précédente. La monétique, de son côté, poursuit sa progression. Le nombre de cartes bancaires (crédit et débit) en circulation est passé à 1 038 089 contre 908 676 La valeur des transactions à travers les cartes et les distributeurs automatiques durant 2005-06 s’élève Rs 4,9 milliards par mois en moyenne. Les dettes sur les cartes de crédit à fin juin 2006 s’élevaient à Rs 1 milliard (contre Rs 907 millions à fin juin 2005).
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