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La carte d?identité électronique refait surface

4 janvier 2007, 00:00

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On la croyait disparue dans un tiroir depuis un bon bout de temps, mais voilà qu?elle refait surface. La carte d?identité électronique revient sur le tapis. Des officiers du ministère de la Technologie informatique et des Télécommunications ainsi que le National Computer Board (NCB) se penchent en ce moment sur le dossier.

?Dans deux ans, elle pourrait être couramment utilisée?, assure Newrajlall Burton, président du conseil d?administration de la NCB. En effet, s?il était question de faire entrer la bonne vieille carte d?identité dans l?ère numérique il y a quelques années, le projet n?avait pu aboutir pour plusieurs raisons, dont un financement très conséquent et une mise en place laborieuse. Mais aujourd?hui, les proches du dossier affichent la confiance. D?ici deux ans, ils espèrent voir la carte d?identité électronique, également nommée carte d?identité biométrique ou à puce dans la poche des Mauriciens.

Mais qu?est-ce au juste la carte d?identité électronique et en quoi changera-t-elle la vie du citoyen ordinaire ? Cette carte, à laquelle est greffée une puce électronique, contribuera à simplifier grandement les procédures administratives. Elle sécurisera la carte d?identité nationale en introduisant les nouvelles technologies et permettra au citoyen de l?utiliser en remplacement de plusieurs documents exigés par les administrations.

Mais ses atouts ne s?arrêtent pas là. ?Elle contiendra toutes les données du citoyen, dont le groupe sanguin et même ses fichiers médicaux. Elle pourrait également contenir plusieurs applications pour pousser les gens à utiliser les services électroniques. Ainsi, elle pourrait servir au transport gratuit ou encore pour toucher la pension ou l?allocation d?invalidité?, affirme-t-on à la NCB.

En fait, les applications sont presque infinies. La petite carte peut également contenir la filiation, le numéro d?ordre de l?acte de l?état civil, le sexe ou encore le statut matrimonial (célibataire ou marié). L?identification du citoyen pourra également se faire soit par les empreintes digitales, de l?iris, de la rétine, du contour de la main ou encore des empreintes vocales. L?identification la plus couramment utilisée dans le monde est cependant l?emprunte digital.

Plusieurs pays, dont la Belgique, se sont déjà converti à la carte d?identité électronique depuis plusieurs années. D?autres, à l?instar de la France, du Maroc ou la Grande-Bretagne, sont déjà arrivés à un stade très avancé dans la mise en place du projet.

Lancée en 2003, quatre millions de Belges, environ un tiers de la population, en sont dotés aujourd?hui. D?ici fin 2009, 8,2 millions de cartes électroniques vont remplacer les anciennes cartes d?identité. Avec la carte d?identité biométrique, le citoyen pourra également s?identifier en ligne, à partir d?un code PIN et générer une signature électronique valable juridiquement.

Ainsi, il pourra effectuer des démarches administratives en ligne, comme ?signer des documents numériques et s?identifier pour tout échange en ligne ou commander et télécharger des documents administratifs?, avait expliqué Luc Vanneste, directeur général du Régistre national belge sur le site de ZDNet le 28 octobre dernier.

D?ici peu, la Belgique intégrera la carte de sécurité sociale à cette carte d?identité, pour que l?usager accède à son dossier médical en ligne. L?accès aux démarches bancaires en ligne sera également ouvert à la carte.

Dans d?autres pays, la mise en place a été freinée par de longs débats initiés par les défenseurs des libertés individuelles. Il en a été ainsi au Royaume-Uni.

A Maurice, si les plus optimistes espèrent voir cette carte activée d?ici deux ans, d?autres confient que son entrée en vigueur prendra beaucoup plus de temps.

?Ce projet est tellement vaste qu?il est difficile de savoir par où commencer tellement les implications sont grandes. Non seulement il faudra mettre sur pied un organisme qui centralise et collecte toutes les données pour chaque citoyen, mais il faudra également créer un réseau sûr et entièrement sécurisé?, affirme le directeur d?une compagnie informatique réputée du pays.

Il faudra également trouver le bon modèle de partenariat. ?Nous ne savons pas encore lequel utiliser, mais nous en discutons. Plusieurs options sont possibles, parmi un partenariat public-privé. Je pense notamment au modèle Build Operate Transfer?, dit Newrajlall Burton. Comme dans le passé, le financement conséquent pourrait cependant être un frein à la concrétisation de cette carte d?identité à puce.

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